« Vendredi, les parents ont pu venir admirer le travail de l’année des élèves en arts plastiques. Depuis novembre, les enfants ont passé près de 100 heures avec Éric Bourdon, artiste lillois, pour conjuguer arts plastiques et développement durable. L’idée ? Partir d’un gribouillis spontané et lui donner petit à petit un aspect plus figuratif avec de la peinture mais aussi en utilisant du papier, du carton… »     M. G. (CLP)

Extrait de La Voix du Nord – Villeneuve d’Ascq – 29 juin 2011


 
The latest voice work tonic by Greg Shea with AgencyPJA, and producer Noah Lydiard, for a TE Connectivity worldwide re-branding video.

www.agencypja.com

www.te.com

La galerie Schèmes fait d’une pierre deux coups et joint l’utile à l’agréable. Spécialisée en peintures, et en meubles indiens authentiques, elle a demandé à quelques-uns de ses artistes de peindre les meubles en teck, importés d’Inde par la galerie elle-même, pour proposer dès aujourd’hui des pièces uniques, qu’elle présente en vitrine.

Eric Bourdon a ainsi designé une table basse dans le style ludique propre à ses toiles. Une table énigmatique appelée la table des “5 K sociaux”. A chacun des 4 tiroirs, ainsi qu’au plateau, ont été assignés des mots commençant par la lettre K (Koiktami, Koukilé, Kikicé…), posant chacun des ‘K-estions’ sociales (objet, lieu, personne, etc.), comme un jeu de Cluedo qui organisera la répartition des futurs objets à ranger dans les tiroirs, en fonction de leur nature. Un répertoire d’adresses se rangera par exemple dans le tiroir ‘Koukilé’, une liste de tâches à faire dans le tiroir ‘Keskifé’…

 

CLAUDIA (Claudia Porcu) présente quant à elle (photo ci-dessous) deux consoles peintes à sa façon inimitable, sensuelle, féminine, chic, qu’on pourra placer facilement dans un intérieur élégant.

A droite de la vitrine, sous une toile du même artiste, une console peinte par Frédéric Roubaud, d’où se dégage une sensation de mystère ou d’ésotérisme graphique, sombre et captivant, qu’on verra bien mieux en galerie que sur notre photo.

 

Bref, 3 ambiances très différentes pour des meubles peints à la main par des artistes locaux, ce qui est extrêmement rare sur le marché du mobilier qui depuis longtemps ne tolère plus que les séries industrielles, et les semblants de pièces uniques à grand tirage.

De plus, les 4 meubles aujourd’hui en vitrine devraient se compléter de quelques autres très prochainement, outre les pièces plus classiques de la galerie, peintes à la main par des artisans indiens.

L’occasion rêvée de s’offrir un meuble et une oeuvre d’art d’un coup d’un seul!

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La Galerie Schèmes est au 27 rue de l’Hôpital Militaire à Lille.

Ouverte du mercredi au samedi de 13h à 18h30.

Métro: République.

(->Plan)


 

Wire @ the Middle East Downstairs, in Cambridge, MA
April 3, 2011
Opening tune, Red Barked Tree Tour 2011

www.pinkflag.com

Video © MEDIALOUNGE
(Brookline MA, USA)

Si l’on en croit le reportage de BFM TV (mis en ligne le 20 mai: http://youtu.be/3CpvMrjVhtg), la fortune du couple DSK-Sinclair, en grande partie due à l’héritage du grand-père d’Anne Sinclair, le marchand d’art Paul Rosenberg, peut être estimée à 50 millions de dollars. Si l’on estime d’autre part avec beaucoup d’optimisme la ‘fortune’ d’une femme de chambre immigrée vivant dans le Bronx, à 500 dollars, le socialiste DSK disposerait donc de 100 000 fois plus de moyens financiers que sa victime présumée. Les deux ‘fortunes’ représentées comparativement sur un graphique, celle de la femme de chambre ne serait pas visible même à la loupe… Alors victime ou manipulatrice? DSK coupable ou innocent? La morale, à la base de ces considérations, est censée en principe harmoniser les différences dans le cadre de la vie en société, pour faire qu’au-delà de ces différences, chacun respecte chacun, que personne n’abuse de personne, et que tout le monde reconnaisse tout le monde comme faisant partie d’un même groupe, d’une société. Mais quand on arrive à des écarts de niveau de vie qui dépassent la caricature, 100 000 fois, ne revient-on pas de fait à une situation d’état de nature, où personne n’a plus de lien avec personne, où tout se développe d’une manière anarchique, hyper-individualisée, sans la moindre trace de limite? La morale, dans ce cas, n’est plus qu’un outil pour protéger le statu quo d’une ex-société qui n’est plus qu’une jungle, et imposer autoritairement aux plus faibles et aux plus naïfs de servir le plus fort… Dans ce cadre, qui n’a plus rien d’un cadre, il n’y aurait ni culpabilité ni innocence ni victime ni rien d’autre, mais tout serait permis au loup affamé pour s’en prendre à celui qui le ventre plein possède encore 600 vaches, pour peu qu’au moment opportun lui-même possède juste un peu de force, de cruauté, d’audace ou d’intelligence…

 

Peut-être une infime trace de générosité dans l’oeuvre de Nietzsche, sa vision de l’art, ou plutôt un malentendu de plus? Don joyeux et entier de soi, ou tout à l’inverse vidange d’un trop-plein de fausse “puissance” égoïste? Nous restons sceptiques… Le commentaire est engageant, mais le vocabulaire utilisé est invariablement révélateur, obsessionnellement biologique. D’un extrême à l’autre, comme toujours avec Nietzsche, c’est une question d’interprétation…

*

 

Extrait de “Le Champ du Possible”, Thibault Isabel, La Méduse, Lille, 2005

pp 322-323:

 

“(…) En établissant qu’une œuvre échappe toujours partiellement à la volonté consciente de son auteur, Nietzsche suggère que la physio­logie de l’art a justement pour tâche de révéler l’état psychologique inconscient qui a présidé à la création, ce que relève très bien Patrick Wotling : « La physiologie de l’art (…) voit ainsi dans l’œuvre d’art un langage, un texte ; mais ce texte n’exprime pas les inten­tions conscientes, ni la volonté libre de l’artiste, il est constitué à partir de son univers infra-conscient, et exprime les besoins fonda­mentaux de ses instincts et de ses affects. » [1]

A partir de là, Nietzsche pourra développer une véritable géné­alogie de la création et évaluer les productions culturelles à l’aune du rapport qu’elles entretiennent avec la vie : « Tout art, toute philo­sophie, peuvent être considérés comme des remèdes et des secours au service de la vie en croissance et en lutte : ils supposent toujours des souffrances et des souffrants. Mais il y a deux sortes de souf­frants ; d’abord ceux qui souffrent de la surabondance de vie, qui veulent un art dionysien et aussi une vision et une compré­hension tragiques de la vie – et ensuite ceux qui souffrent d’un appauvris­sement de la vie, qui demandent à l’art et à la philosophie le calme, le silence, une mer lisse, la délivrance de soi, ou bien encore l’iv­resse, les convulsions, la folie. » [2]

Nietzsche formule encore ce critère d’évaluation sous cette forme : « A l’égard de toutes les valeurs esthétiques, je me sers maintenant de cette distinction : “Est-ce la faim ou bien l’abondance qui est devenue créatrice ?” » [3] Le philosophe oppose donc la créa­tion par excès d’énergie, de vie, de puissance, à la création par manque. Dans le premier cas, le créateur se libère du trop-plein qu’il contient en lui ; sa plénitude est telle qu’il ne peut s’empêcher de prodiguer dans l’œuvre une partie de sa joie . Dans le second, il tente de combler son insatisfaction et de soulager ses désirs frus­trés. Et tandis que l’artiste sain exprime sa reconnaissance envers le monde et les hommes, l’artiste décadent ne cherche qu’une forme d’apaisement. L’art devient seulement pour lui un narcotique puis­sant, destiné à endormir les sens et à protéger l’esprit contre les épreuves du réel.

La méthode utilisée par Nietzsche en vue d’évaluer les œuvres s’apparente bien, au final, à un diagnostic de type médical, puisqu’il s’agit véritablement de déterminer la santé psychologique et instinc­tuelle dont témoignent les créations. Mais cette évaluation est également morale, en tant qu’elle prétend mettre en évidence le rapport de l’artiste à la vie, et, par là même, révéler le fond de son attitude face au monde, le caractère intime de son ethos. Au demeurant, psychologie et morale sont indissolublement liées. En effet, l’épanouissement d’un individu dépend, pour une bonne part, des valeurs qu’il se forge ; et, réciproquement, les valeurs qu’il se forge dépendent de son degré d’épanouissement. (…)”

 

1. Patrick Wotling, Nietzsche et le problème de la civilisation, op. cit., II, 3.

2. Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, op. cit., V, § 270.

3. Ibid.

 

Texte © La Méduse, Lille

www.thibaultisabel.com

 

  • Les entreprises et la fiscalité

Bien souvent les entreprises ne connaissent pas leurs droits concernant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants et exposées au public.

Une entreprise qui investit dans l’art et expose ses acquisitions peut effectuer des déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition et sur les quatres années suivantes.

Article 238 Bis AB du Code Général des Impôts (CGI) :

L’entreprise peut dans la limite de 3,25 pour 1000 de son chiffre d’affaires, déduire le prix d’une œuvre acquise de ses bénéfices imposables par tranches annuelles égales pendant cinq ans.

En contre-partie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.

  • Acquisition d’oeuvres d’art

L’article 238 bis AB du code général des impôts, issu de l’article 7 de la loi du 23 juillet 1987 prévoit que les entreprises faisant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants, peuvent déduire dans certaines conditions, une somme égale au prix d’acquisition des oeuvres concernées.

Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 3,25 pour mille du chiffre d’affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l’article 238 bis AA du CGI, et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan.

En contrepartie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.

  • Exonération à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)

Les oeuvres d’art ne sont pas assujetties à l’ISF. Dans cette mesure, elles ne sont pas mentionnées dans la déclaration de l’ISF et les montants consacrés à l’acquisition sont non imposables. Cette disposition fiscale, applicable aussi bien aux peintures, dessins, gouaches, aquarelles qu’aux sculptures et aux bronzes, en fait un parfait outil de déplafonnement de l’ISF. (Source: Culture.gouv.fr)