Oct
29
Janis Joplin, par Jean-Yves Reuzeau
October 29, 2011 | by Admin | Leave a Comment
Editions Gallimard / collection Folio
La forme et le fond d’une oeuvre d’historien de la musique.
C’est apparemment l’une des deux seules biographies françaises de Janis Joplin, et à ce seul titre elle vaut son pesant d’or. Ou alors ce sont peut-être les biographes ayant snobé une aussi puissante tragédie, à en faire pâlir de jalousie les Eschyle ou autres Sophocle, qui devraient s’exposer à leur tour au mépris général…
La biographie de Jean-Yves Reuzeau fourmille de références, de détails factuels qui permettent de suivre pas à pas la vie, et la mort, de la “plus grande chanteuse de blues blanche de tous les temps”. A tel point qu’on n’imagine pas une seconde qu’il puisse s’agir d’une biographie simplement commandée par un éditeur à un bon auteur; la chanteuse semble faire pleinement partie de la vie de l’auteur, l’époque également – fin des sixties – et la biographie est presque une autobiographie. Pas sûr qu’un seul autre auteur français en connaisse plus sur le sujet.
Sur la forme il est difficile de lire ce texte sans un bon dictionnaire à portée de main. Certes la Critique de la raison pure se trouve souvent en livre de poche, mais dans ce cas difficile de plaider la surprise. A la même page vous trouverez par exemple (p.378) les ‘cris dilacérés’, les ‘volutes du clavier’, les ‘riffs de guitare très funky’ ou encore le pur bijou du ‘solécisme narquois’ (p.153) du titre d’un des morceaux (“Women is Losers”) de la chanteuse…
Certains connaissent ces mots, d’accord. On essaie aussi de faire passer Janis Joplin pour une grande lectrice, elle a sans doute beaucoup lu mais le trait paraît quand même forcé… Elle a au moins assez lu pour se démarquer de tout intellectualisme. En milieu de livre une citation – que l’on pourrait faire passer pour une critique de l’authenticité artistique elle-même – illustre une photo de Janis Joplin devant son micro: “Sur scène, je fais l’amour avec 25000 personnes, et pour finir je rentre toute seule chez moi.” Mais une autre citation étrangement similaire qu’on lui attribue également mais qu’on ne trouvera pas, et pour cause, dans le livre, va très explicitement dans le sens inverse: “Etre un intellectuel crée beaucoup de questions et aucune réponse. Vous pouvez remplir votre vie avec des idées et encore rentrer chez vous tout seul. Tout ce que vous avez qui compte réellement c’est des sentiments. C’est ce que la musique est pour moi.”

Les pages qui jettent un doute bien plus profond sont 2 trop longues pages (168-169) qui décrivent, cette fois en dehors de l’univers musical, la profusion de mouvements spirituels propre à cette époque magique de créativité débordante dans tous les domaines. Jean-Yves Reuzeau en dresse un portrait apocalyptique, et une longue liste faite de ‘gourous de secours’, ‘prophètes au rabais’, ‘chamans débutants’, ‘maîtres de sagesse’, ‘mages et sorciers néophytes’, ‘théories fumeuses’, ‘extraterrestres’, ‘satanistes’, ‘sectes’ – dans son acception journalistique péjorative et arbitraire au possible, ‘rites farfelus’, ‘groupuscules déments’, ‘mysticisme polymorphe’, ‘astrologie de bazar’, etc. etc. etc… Comme si presque rien n’avait été compris de Janis Joplin, par l’un de ceux qui semblent pourtant le plus la connaître! Car cette ‘perle’ (de ‘Pearl’, surnom de la chanteuse), Jean-Yves Reuzeau nous la présente noyée non seulement dans le blues, mais aussi dans une boue composée d’une liste – bien plus grande que la précédente – de toutes les drogues de l’époque, mais aussi d’alcoolisme ou de luxure, compensations obligatoires de l’intolérance extrême du Texas et de l’Amérique de son enfance, de leurs préjugés, de leur étroitesse d’esprit et des multiples humiliations qui n’ont pas cessé jusqu’après sa mort à 27 ans d’une overdose d’héroïne, quand sa famille était plus que jamais harcelée de coups de fils haineux et revanchards.
C’est dans cette boue que cette ‘perle’ est apparue, et la vie de Janis Joplin est tragique parce qu’elle savait que pour devenir ‘Janis Joplin’ il fallait qu’elle traverse cette boue, et qu’elle n’y survivrait pas. Et ce que semblait nous montrer l’auteur, c’était que même dans un univers aussi nauséabond que celui-ci, sujet à tous les a priori, aux condamnations les plus rapides et aux raccourcis les plus faciles, on pouvait trouver des itinéraires humains qui, tout en s’y intégrant pleinement, et peut-être parce qu’ils l’avaient traversé, en ressortaient sublimés, jusqu’à en gagner des traits quasi-christiques. Ce qui sauvait mille fois cet univers psychédélique des années 60, cette boue, c’était justement qu’on pouvait y trouver – au moins – une ‘perle’ de cette valeur! Or dans l’univers spirituel – qui n’était jamais très loin et nourrissait des ambitions et désillusions comparables à celles de l’univers musical à la sauce hippie – rien ne semble pour l’auteur sauver le chaos inhérent à la créativité de cette époque, et cette fois à notre grande surprise Jean-Yves Reuzeau cède abondamment voire avec empressement à tous les clichés, à tous les préjugés – ou aux jugements expéditifs et sans appel – citant le sempiternel marronnier de l’assassinat de Sharon Tate par Charles Manson comme seule preuve de la malfaisance de certains groupes mystiques… Le seul à s’en sortir quelque peu aux yeux de l’auteur est Allen Ginsberg dont il nous dit à la fin de ces deux longues pages: “Des leaders intellectuels, comme Allen Ginsberg, n’éviteront pas toujours ces écueils.” Allen Ginsberg ‘leader intellectuel’… et cité plusieurs fois dans le livre en termes assez positifs, a failli à des écueils bien moins sympathiques que tel ou tel mouvement new-age, lui qui défendait publiquement la légalisation de la marijuana, du LSD, et plus sympathique encore… la pédophilie (à travers l’association américaine NAMBLA). Ce qui sauve donc Janis Joplin, est-ce sa personnalité, sa créativité et son itinéraire, ou bien plutôt la nature des problèmes qu’elle a traversés et qui lui restent collés à la peau? Certains vices et certains crimes ont toujours bénéficié d’une étrange et obscure permissivité dans des sphères dites ‘intellectuelles’ type soixante-huitardes. Ce qui est critiqué dans les mouvements spirituels de cette période ce n’est pas l’usage de drogues, et il aurait pourtant bien pu l’être, ceux-ci ne s’en étant pas toujours passés (tout en empruntant d’autres chemins, mille fois plus intéressants…). Et il ne semble pas qu’il y ait finalement tant à y critiquer, sinon que ce sont des mouvements qui ont eu comme spécificité de remettre réellement en cause les façons de penser et de voir le monde et la vie, bref de marcher sur les plates-bandes des intellectuels, leur domaine prétendument réservé, sans que la notion de contre-culture opportunément inventée pour l’occasion n’ait réussi à les réduire totalement et à les figer à leur époque et dans la poussière des dictionnaires.

Ainsi on se demande si Janis Joplin n’est pas aimée ni pour ses qualités, ni même réellement pour ses défauts que l’auteur lui pardonne sans se forcer mais sans en faire non plus l’éloge, mais tout simplement pour elle-même, et son histoire particulière. Ce qui en soit est intéressant, mais nous empêche d’en tirer quoi que ce soit d’instructif pour d’autres qu’elle, ou d’autres périodes que la sienne, ou encore pour nous-mêmes. Cette biographie est alors juste à considérer comme un travail d’historien, et Janis Joplin en modèle de liberté à usage unique, sans enseignements. Juste une idée de liberté, coincée dans une époque, légitime pour un temps, et puis aliénante pour le reste. Un nouveau cliché, une image, une nouvelle icône pop et commerciale destinée à illustrer les t-shirts des ados. Une perle unique, qui ne nous apprendra pas à dénicher d’autres perles autour de nous, une perle en dehors de sa boîte. Pas une vraie liberté de penser en long et en large, juste une liberté réactive, qui compense les contraintes de l’éducation et du milieu et qui s’efface ensuite, fière de sa révolte adolescente parfumée aux odeurs faciles de cannabis et perdant toute signification générale ou même se retournant en nouvelle aliénation.
Janis Joplin n’en était pas là. Parlant des hippies avec lesquels elle ne s’est jamais complètement associée, elle déclarait à Myra Friedman, un mois avant sa mort: “Franchement, je ne vois pas ce qu’ils font de mieux. Ce sont des imposteurs. Ils trompent leur monde avec toute cette foutue culture. Ils critiquent le lavage de cerveau subi de la part de leurs parents, mais que font-ils d’autre? Je n’ai jamais connu un seul d’entre eux qui tolère un autre mode de vie que le leur. J’en ai marre de ces mecs. J’en ai marre de tout ce qu’ils pensent et de ce qu’ils propagent! Personne n’apprendra donc jamais quoi que ce soit!”
Oct
28
L’école Pasteur de Lesquin mise en valeur
October 28, 2011 | by ericbourdon.com | Leave a Comment

C’est dans le numéro 49 (de septembre, disponible depuis octobre) du bulletin municipal de Lesquin ‘Le Lien’, qu’une demi-page résume quelques-uns des aboutissements de l’école Pasteur en 2010-2011: entre art (comédie musicale ou arts visuels) et éducation au développement durable.
Pasteur, une fin d’année chargée en évènements comme en récompenses!
Le mois de juin aura été très chargé pour les élèves de l’école Pasteur: une comédie musicale sur le thème de la protection de l’environnement, une exposition d’Arts Plastiques sur divers supports recyclés, avec la collaboration du peintre lillois Eric BOURDON.
Dans sa démarche d’enseignement du respect de l’environnement et la sensibilisation des élèves au tri des déchets et au recyclage, l’école a aussi reçu deux récompenses:
1ère: le label “Eco-Ecole”, il s’agit d’un label décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui s’engagent vers un fonctionnement éco-responsable et intègrent l’Education au Développement Durable dans leurs enseignements.
2ème: toujours pour son projet environnemental, l’école a remporté le Trophée des “Têtes Vertes”. Elle a obtenu le 1er prix dans sa catégorie. Il s’agit d’un tableau numérique interactif qui sera installé dans la salle informatique de l’école.

Photos et extrait tirés de ‘Le Lien’ n°49, sept. 2011, Ville de Lesquin
Oct
26
Galerie Schèmes: Sunny fall with Jean-Claude Dailly
October 26, 2011 | by Admin | Leave a Comment

Jean-Claude Dailly, it’s about 33 years of painting, including 31 years of exhibition at the Galerie Schèmes, i.e. as many years as the famous gallery itself. First artist of the gallery, chronologically and in importance, it is with him that Schèmes has been built, developed and maintained.
His recipe: sunny landscapes of Provence, of the Mediterranean, realized with the knife using a technique and a style imitated but never equaled anywhere (that of a son and grand-son of a painter… recognizable among all), and an impressive production enabling you to walk away with ‘your Dailly’ without ruining yourself, so you feel like on holiday at home all year round.

No link to offer to a website, he does not need it, his paintings leaving on their own for 30 years ago without interruption…
The crisis?? ’doesn’t know…
Paintings: © Jean-Claude Dailly
Photo of the wall of Dailly at the Schemes Gallery in April 2011.
Oct
22
Dessin: méthode intuitive
October 22, 2011 | by ericbourdon.com | Leave a Comment
Méthode classique de dessin analytique (construction par assemblage de figures géométriques):

Méthode intuitive (dessin d’impro):

Démonstration vidéo (en temps réel):
Oct
20
3ème “Nuit du Modèle Vivant” à Lille
October 20, 2011 | by Admin | Leave a Comment
Vidéo de www.grandlille.tv
Un évènement proposé le 19 oct 2011 au Palais des Beaux-Arts de Lille
Oct
17
‘Sapientia’, l’observatoire de la liberté de pensée
October 17, 2011 | by Admin | Leave a Comment

Sapientia (“intelligence” ou “sagesse” en latin) est un site de veille en matière de liberté de conscience, principalement en France mais aussi à l’international, qui publie de manière très régulière des articles précis et fouillés sur les atteintes répétées à la liberté de pensée – essentiellement dans le domaine religieux:
“Sapientia a été créé par des personnes désireuses de faire respecter en France la liberté de religion.
Il entend défendre le droit des membres de toutes religions, établies ou minoritaires, à s’exprimer dans l’espace public.
Il est ouvert à toutes contributions des défenseurs de la liberté de religion quelles que soient leurs croyances.”
Sapientia se fonde sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (Organisation des Nations Unies, 1948), article 18, auquel nous rajoutons l’article 19 qui protège plus précisément le droit au prosélytisme:
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
Partagé entre révolte et humour, un article récent du site reprenait par exemple l’arnaque de Bugarach, symbole de la peur orchestrée par des micro-organismes gouvernementaux en mal de scoop pour justifier leurs actions de répression des minorités de pensée (et leur budget!). Le village de Bugarach était dit infesté par les ‘sectes’ attendant les aliens et préparant un joyeux suicide collectif à la fin 2012… Sapientia reprend les extraits de Le Point du 11 août:
“Au fait, que se passe-t-il (à Bugarach) ? En ce début d’été 2011, franchement rien. Mais alors, rien de rien, et c’est bien le plus fascinant de l’affaire. Le soir, les petites rues de Bugarach sont désertes à faire peur. Le jour, elles sont à peine plus animées. On note une reporter, comme il se doit, qui y promène sa caméra et à la mairie un joli mariage, tout à fait ordinaire, où l’on s’invite, d’ailleurs sans provoquer d’émoi : tout le monde, à Bugarach, est habitué à ces journalistes de passage qui décrivent ensuite un village que personne ici ne reconnaîtra. “Ils ne trouvent rien, alors ils inventent”, s’emporte un invité.”
(…)Une élue s’indigne
“Récemment convoquée à une réunion spéciale “fin du monde”, la maire de Cubières, Sylvie Romieu, est furax. “Ces messieurs de la Miviludes débarquent, montrent du doigt nos yourtes sans rien connaitre du projet, et puis les journaux confondent tout”…”
Rien de réellement passionnant au paisible village de Bugarach?

Ce serait sans compter ces magnifiques ‘fleurs du printemps’, dont vous trouverez toute une collection sur le ravissant site de la mairie, et que vous pourrez admirer, peut-être, si l’hiver tarde encore un peu à arriver, qui sait?…
Oct
15
Carlos Latuff : caricature & ideology
October 15, 2011 | by Admin | Leave a Comment

The works of Brazilian cartoonist Carlos Latuff deal with political and U.S.-made-war themes, and mostly with the Israeli-Palestinian conflict.
Caricature is the best way to point up the real ‘reasons’ behind some conflicts. In ‘The chosen and the chased’, divinisation of oneself inevitably comes with de-humanisation of others…

…and also reflects the past dehumanisations.
Thinking of oneself as entirely different, distinct from the rest of Humanity, since thousands years ago, by nature, by essence, by fate, by God… can be lived as something of an ideology, something in the name of which any inhumanity may – or MUST – become sadly logical, as well as apartheid, division, unability to communicate on a basic human level… and everlasting unwillingness to start to resolve any kind of conflict (except by the use of force). This is not what people are, this is ideology and ideology is inherent to every people, especially in times of war. That’s where the interest of caricature stands. It points up the social phantasms which guide one’s behaviour and actions, the delusions of power or persecution that blur and distort consciousness of oneself and others.
More than any kind of therapy, caricature plays with social nightmares, whether they’re of strenght or weakness; a well done caricature produces social awakening, feeling that humanity is the same from one being to an other, whatever one thinks either side of a conflict, and regardless of how one side wants to be ‘specially’ considered.
Carlos Latuff made available hundreds of his drawings at:
They can be freely reproduced, printed and distributed by all means.

All images : © Carlos Latuff
Oct
12
Web-annuaires: Art / Peintres / Peinture / Artistes…
October 12, 2011 | by ericbourdon.com | Leave a Comment
Brève sélection d’annuaires francophones de référence, qui ont récemment amené des visiteurs sur www.ericbourdon.com.
Vous y retrouverez également quantité d’autres sites artistiques sélectionnés par les administrateurs d’annuaires et évalués en continu par les visiteurs. Pour vous repérer sur le web artistique, ou inscrire votre propre site sur des annuaires efficaces…
Prodelapub.net Hotfrog.fr Misterfast / Artistes peintres
Diams City / Guide France Refetape.com Vigoos.com
ff-tarot / Arts Weecs / Peinture Recherches Faciles / Peinture
Keroinsite / Beaux-Arts Annuaire Généraliste SEO / Arts
Afghanistan.118-annuaires / Peinture Algérie.118-annuaires / Peinture
annuaire.mesprogrammes.net annuaire-gb.artoisweb / Culture
annuaires.phpbb-seo / Arts et Cultures: Artistes Kiveo / Art
World-tchat / Arts Annuaire A vos clics / Peinture
1001-sites-web / Peinture et Graphisme Web-liens / Artistes
Annuaire Euro-Liste / Artiste peintre Spectable / Peinture
paintings-directory / Symbolisme Gralon / Art et culture / Peintres
El Annuaire / Artistes Peintres Annuaire du Douaisis / Arts
sites-classes / Artiste peintre annuaire-du-dentaire.com
Oct
9
S.E.L. : humanitaires et protestants
October 9, 2011 | by Admin | Leave a Comment
Fini l’humanitaire à grand-papa, celui des sacs de riz expédiés par cargos entiers aux quatre coins du monde. Le SEL (Service, Entraide, Liaison) est une importante association humanitaire protestante qui fête cette année ses trente ans, et elle est à la pointe du renouvellement de l’action humanitaire dans son ensemble, c’est-à-dire à l’inverse de l’assistanat. Son action ne consiste pas à remplacer celle des populations sur place, mais essentiellement à promouvoir celle-ci, et à la rendre au moins possible.
Installations sanitaires et médicales de toute première nécessité, forage de puits pour l’eau potable, aide à l’accroissement de la production agricole locale, participation à la création d’écoles et aux cantines scolaires, microcrédit, commerce équitable, sont quelques-uns des champs d’action du SEL qui ont tous l’autonomie comme point commun.
Le SEL agit à l’aide de ses partenaires locaux en Asie, Amérique du Sud et, essentiellement, Afrique francophone, avec lesquels il entretient des relations directes et souvent de longue date, parvenant à optimiser son action et à réduire ses frais de fonctionnement et de recherche de fonds à environ 15% de la totalité des dons.
D’origine évangélique, le SEL s’implique avec rigueur dans les différentes problématiques humanitaires, tout en affichant avec fierté des convictions qui donnent un sens à son engagement. On trouve dans le magazine ‘SEL-informations’ (déc. 2010) cette citations en marge du rapport financier:
Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. (Galates 6.9)
L’action humanitaire est justifiée, sans grande surprise, à un niveau plus large qui dépasse l’humanitaire. Egalement dans ‘SEL-informations’ (mars 2011) nous trouvons:
Ce qui est en cause dans l’acte de don, c’est le ‘sérieux’ et l’ ‘authenticité’ de l’amour du prochain. Les paroles généreuses ou les sentiments de compassion ne tiennent leur poids que de leur traduction dans le concret des ‘oeuvres bonnes’… (Daniel Hillion)
L’action humanitaire trouve son sens dans l’ ‘amour du prochain’ et elle en est la réalisation. Alors quelle autre récompense rechercher? Dans la société du gagner-plus-pour-soi où seul l’altruisme est suspect, les trésors célestes seront au pire un joli mobile pour s’autoriser l’amour des autres!…
Quant au ‘pour-soi’, l’association ‘Artisanat SEL’, créée par SEL mais aujourd’hui juridiquement indépendante, vous propose de devenir auto-entrepreneur pour revendre leurs produits de commerce équitable. Cette association précurseur du commerce équitable en France, avait introduit dès 1991 le café labellisé “Max Havelaar” au niveau national. Artisanat SEL a également développé sa propre marque “SAVEURS EQUITABLES” qui est une gamme exclusive de produits alimentaires originaux de commerce équitable.
Solidarité, développement, autonomie – comme exclusion – reviennent toujours en boomerang!
Photo: © Compassion
(groupe d’enfants d’Indonésie)
Oct
6
Le blog du dessinateur Jac Lelievre
October 6, 2011 | by Admin | Leave a Comment
Toute dernière création de Jac Lelièvre, alors qu’il planche toujours sur le numéro 1 du « Balthazar Mag’ » (du nom de sa fameuse créature des années 80 sur FR3 Jeunesse), il ouvre un tout nouveau blog “Les Carnets de Jac” régulièrement alimenté par ses dessins d’humour contemporain (nouvelles technologies, politique, humeur du jour…).
De l’humour graphique en grappe, à mettre en page de démarrage de tout bon navigateur balthazarisant:

Dessin © Jac Lelièvre
Oct
2
La nuit du modèle vivant au Palais des Beaux-Arts de Lille
October 2, 2011 | by Admin | Leave a Comment

Nouvelle édition de la Nuit du modèle vivant au Palais des Beaux-Arts de Lille, seul atelier grand public de dessin de modèle vivant, dont le succès ne cesse de se confirmer et de s’amplifier. Reproduction de l’annonce du musée sur son site:
Mercredi 19 Octobre, 19 heures.
Etudiants, cette soirée est pour vous !
Visites, musique, ateliers… vous permettent de découvrir les collections dans une ambiance conviviale et décontractée, en compagnie des étudiants en Histoire de l’art de Lille 3 et de toute l’équipe des animateurs du musée.
Venez participer au plus grand atelier d’arts plastiques de l’année ! Proportions, équilibre, ombre et lumière n’auront plus de secrets pour vous…
(matériel fourni).
Entrée libre. Réservé aux étudiants et moins de 26 ans.
Comme d’habitude, le ‘plus grand atelier d’arts plastiques de l’année’ est annoncé comme réservé aux étudiants, mais si le musée se réserve le droit de filtrer les entrées il ne l’a encore jamais fait, et cette soirée (gratuite) est une des plus belles occasions de rassemblement artistique de tous âges et toutes catégories sociales. Et pour beaucoup, à chaque édition, c’est l’opportunité de dessiner sur modèle vivant pour la toute première fois!


