Apr
9
Les Français dans l’Objectif
April 9, 2012 | by ericbourdon.com | Leave a Comment
Avec une apparition d’Eric Bourdon au Palais des Beaux-Arts de Lille, le livre Les Français dans l’Objectif dresse le portrait de près de 300 Français de toutes origines et de toutes les régions.
C’est le 5 avril, à quelques jours des élections, qu’a officiellement paru le livre de portraits de la France d’aujourd’hui par les photographes Gilles Bassignac et Jean-Michel Turpin, partis pour “Le Figaro Magazine” pour un tour de France en camping-car de juillet à octobre 2011. Des portraits en photos et en seulement quelques mots à chaque fois, qui composent un livre de 300 pages d’une beauté aussi inédite que le projet.

Le résultat, étonnant, est un livre au ton invariablement positif et vivifiant, alors que les rendez-vous n’étaient que très rarement pris à l’avance.
Les Français dans l’Objectif se trouve partout (au prix de 29,90€), édité par les Editions de la Martinière. Le travail de photographie l’emporte largement en cm² mais il s’agit bien d’un portrait de la France d’aujourd’hui dans sa diversité, et on le trouvera non pas au rayon photographie mais au rayon sociologie.
Les textes sont de Gérard Mermet, la préface de Denis Tillinac.
Mar
30
expo STILL LIFE – New Square Gallery
March 30, 2012 | by Lille-Art | Leave a Comment
Dans un esprit qui n’est pas sans rappeler celui de la galerie Raison d’Art (voir ce post du 19 mars), la jeune New Square Gallery joue avec la confusion photo/peinture. Elle présente jusqu’au 12 mai, dans son exposition ‘Still Life’, le travail en duo de Sybille Couvreur et Morgane Le Guen. L’une organise les éléments d’une scène (nature morte, nu…) que l’autre photographie. Par la complexité, la recherche et la qualité de la composition autant que de la photo, elles obtiennent des photographies que l’on prendrait facilement, même les yeux à deux centimètres des supports, pour de belles et sombres peintures classiques aux nuances infinies…
La galerie New Square est l’une des (2?) plus spacieuses de Lille, et elle n’a pas fait l’erreur de rentabiliser cet espace en le surchargeant au maximum; à l’inverse, elle l’a mis tout entier au service de la seule exposition courante (qui dure pas moins de 2 mois) et pour mettre en lumière les quelques oeuvres choisies. C’est aussi une galerie très éloignée du centre, ce qui n’est pas forcément un mal car elle échappera peut-être ainsi à la tendance déco-facile-pas-cher-à-la-mode pour devenir une vraie galerie de connaisseur ou de réputation – pas élitiste pour autant, mais assurément artistique.
La New Square Gallery est ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h, et le premier dimanche de chaque mois.
40, rue Voltaire
59000 Lille
Mar
19
Exposition ‘World Street’ à Lille
March 19, 2012 | by Lille-Art | Leave a Comment
Créée en 2007, la Galerie Raison d’Art a su se développer en défendant une sélection serrée et solide d’une bonne dizaine d’artistes; artistes déjà connus, ou qu’elle a fait connaître. Face à l’entrée du Palais des Beaux Arts, Raison d’Art a réussi à aménager un espace d’exposition pourtant modeste, afin qu’il soit confortable au visiteur et valorise juste les quelques oeuvres mises en lumière. Un des grands axes de la galerie, en dehors du portrait, est d’exposer des peintures citadines qui présentent des qualités photographiques déroutantes, à côté de photographies qui ressemblent à s’y méprendre à des peintures. Le bon usage du ‘flou’, dans la peinture comme en photo, vous fera prendre l’une pour l’autre. Les photos de bâtiments recouverts d’affiches et de graffs finiront d’achever ou d’aiguiser votre raison, ou d’affiner la mise au point de votre oeil…
Parallèlement à cette abolition de la stricte séparation entre peinture et photo, la galerie travaille aussi, à travers sa prochaine exposition ‘World Street’, à bousculer la séparation entre l’art et la rue :
“Cette exposition d’art de rue présente de nombreux talents dont Miss Tic avec ses torrides portraits de pin-up et ses haïkus incisifs et James Cochran, qui a imprimé sa marque sur Londres avec ses portraits de gens des rues, avec du ‘dripping’ à la bombe inspirée du pointillisme français.
22 mars –
157 avril, Galerie Raison d’Art”Source: ‘Metropolitan’, Mars 2012
pdf de l’exposition ‘World Street’
(!) dernier jour de l’exposition, comme indiqué sur le site web de la galerie (http://raisondart.com) : 7 avril.
Raison d’Art est au 153 Bis Boulevard de la Liberté à Lille (à côté du Palais des Beaux Arts), ouverte du jeudi au samedi 14h-19h.
Dec
26
La galerie d’art Quai 26 amène la photo à Lille
December 26, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Une nouvelle galerie de photo, ou la seule à Lille? La galerie Quai 26 s’est installée à Lille depuis décembre, après 3 ans à Roubaix…
“[...] La crise est passée par là [rapportait Nord Eclair sur son site le 4 novembre], et puis l’attractivité de Lille a fait le reste. La galerie de photographies Quai 26 quitte Roubaix pour s’installer à Lille, the place to be [...]“
La galerie Quai 26 serait la seule galerie de photo à Lille, si l’on exclue le réseau international des galeries ‘YellowKorner’ (celle de Lille est au n°1 rue Lepelletier). La seule galerie intimiste de photographie s’est cherché pendant un an et demi un nouveau repaire impérativement situé dans le Vieux-Lille… et l’a trouvé au 62 rue d’Angleterre (la Voix du Nord, 17 dec). Coïncidence, c’est seulement à quelques pas qu’une ancienne galerie (de photo, justement) avait fermé ses portes il y a un ou deux ans (l’”Atelier du portrait”, au n°49, son site fonctionne toujours aujourd’hui: www.latelierduportrait.com/atelier.htm). Ce n’était pas le grand réseau international type YellowKorner, mais l’activité de galerie traditionnelle semblait cette fois mise en minorité face à celle d’un studio-photo pour particuliers et entreprises. Quai 26 est plus la galerie d’un passionné et d’un spécialiste de la photo, une ‘galerie’ comme on les aime, qui semble n’avoir d’autre intérêt que de dénicher la photo que vous ne trouverez nulle part ailleurs. La galerie d’art – et la photographie – au simple et vrai sens du terme. Outre les photos, elle ne devrait proposer que… quelques livres de photo, tout aussi uniques et recherchés. Une galerie de photo typiquement lilloise… dans l’œuf…
Quai 26
Photographie
62 rue d’Angleterre
59800 LILLE
Ouverte du jeudi au samedi
14h-19h
ou sur RDV
Dec
4
Mark Jenkins : cas de conscience…
December 4, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Après ses séries de photos volées à travers le monde de mystérieux bébés en rubans adhésifs, on croyait que Mark Jenkins, ‘street-artist’ américain, s’était spécialisé dans le dévoilement de ces petites choses qui échappent quotidiennement à notre conscience, et dont on devrait peut-être se méfier. Presque une incitation à la paranoïa…
On découvre aujourd’hui, avec ses nouvelles photos, une autre – ou la véritable – facette de ses installations. La conscience n’est pas aveugle involontairement, on détourne les yeux tous les jours, on apprend à ne plus voir, et la question de l’existence ou de la réalité de ce qu’on ne veut pas voir apparaît d’une manière prodigieuse comme totalement secondaire. Dans le domaine de la vision, les installations de Mark Jenkins sont de la rééducation…
© Photos (Philadelphie / Barcelone) : Mark Jenkins
Dec
1
Christophe Huet : la French Re-touch
December 1, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Travail collaboratif de photo et de retouche photo, essentiellement publicitaire. Nombreux exemples de retouche photo de grand luxe (dans un sens…!)
‘SAMU SOCIAL’
Photo Marc Paeps
Retouche Christophe Huet
Agence Publicis Conseil-Paris
Oct
17
‘Sapientia’, l’observatoire de la liberté de pensée
October 17, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

Sapientia (“intelligence” ou “sagesse” en latin) est un site de veille en matière de liberté de conscience, principalement en France mais aussi à l’international, qui publie de manière très régulière des articles précis et fouillés sur les atteintes répétées à la liberté de pensée – essentiellement dans le domaine religieux:
“Sapientia a été créé par des personnes désireuses de faire respecter en France la liberté de religion.
Il entend défendre le droit des membres de toutes religions, établies ou minoritaires, à s’exprimer dans l’espace public.
Il est ouvert à toutes contributions des défenseurs de la liberté de religion quelles que soient leurs croyances.”
Sapientia se fonde sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (Organisation des Nations Unies, 1948), article 18, auquel nous rajoutons l’article 19 qui protège plus précisément le droit au prosélytisme:
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
Partagé entre révolte et humour, un article récent du site reprenait par exemple l’arnaque de Bugarach, symbole de la peur orchestrée par des micro-organismes gouvernementaux en mal de scoop pour justifier leurs actions de répression des minorités de pensée (et leur budget!). Le village de Bugarach était dit infesté par les ‘sectes’ attendant les aliens et préparant un joyeux suicide collectif à la fin 2012… Sapientia reprend les extraits de Le Point du 11 août:
“Au fait, que se passe-t-il (à Bugarach) ? En ce début d’été 2011, franchement rien. Mais alors, rien de rien, et c’est bien le plus fascinant de l’affaire. Le soir, les petites rues de Bugarach sont désertes à faire peur. Le jour, elles sont à peine plus animées. On note une reporter, comme il se doit, qui y promène sa caméra et à la mairie un joli mariage, tout à fait ordinaire, où l’on s’invite, d’ailleurs sans provoquer d’émoi : tout le monde, à Bugarach, est habitué à ces journalistes de passage qui décrivent ensuite un village que personne ici ne reconnaîtra. “Ils ne trouvent rien, alors ils inventent”, s’emporte un invité.”
(…)Une élue s’indigne
“Récemment convoquée à une réunion spéciale “fin du monde”, la maire de Cubières, Sylvie Romieu, est furax. “Ces messieurs de la Miviludes débarquent, montrent du doigt nos yourtes sans rien connaitre du projet, et puis les journaux confondent tout”…”
Rien de réellement passionnant au paisible village de Bugarach?

Ce serait sans compter ces magnifiques ‘fleurs du printemps’, dont vous trouverez toute une collection sur le ravissant site de la mairie, et que vous pourrez admirer, peut-être, si l’hiver tarde encore un peu à arriver, qui sait?…
Oct
9
S.E.L. : humanitaires et protestants
October 9, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Fini l’humanitaire à grand-papa, celui des sacs de riz expédiés par cargos entiers aux quatre coins du monde. Le SEL (Service, Entraide, Liaison) est une importante association humanitaire protestante qui fête cette année ses trente ans, et elle est à la pointe du renouvellement de l’action humanitaire dans son ensemble, c’est-à-dire à l’inverse de l’assistanat. Son action ne consiste pas à remplacer celle des populations sur place, mais essentiellement à promouvoir celle-ci, et à la rendre au moins possible.
Installations sanitaires et médicales de toute première nécessité, forage de puits pour l’eau potable, aide à l’accroissement de la production agricole locale, participation à la création d’écoles et aux cantines scolaires, microcrédit, commerce équitable, sont quelques-uns des champs d’action du SEL qui ont tous l’autonomie comme point commun.
Le SEL agit à l’aide de ses partenaires locaux en Asie, Amérique du Sud et, essentiellement, Afrique francophone, avec lesquels il entretient des relations directes et souvent de longue date, parvenant à optimiser son action et à réduire ses frais de fonctionnement et de recherche de fonds à environ 15% de la totalité des dons.
D’origine évangélique, le SEL s’implique avec rigueur dans les différentes problématiques humanitaires, tout en affichant avec fierté des convictions qui donnent un sens à son engagement. On trouve dans le magazine ‘SEL-informations’ (déc. 2010) cette citations en marge du rapport financier:
Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. (Galates 6.9)
L’action humanitaire est justifiée, sans grande surprise, à un niveau plus large qui dépasse l’humanitaire. Egalement dans ‘SEL-informations’ (mars 2011) nous trouvons:
Ce qui est en cause dans l’acte de don, c’est le ‘sérieux’ et l’ ‘authenticité’ de l’amour du prochain. Les paroles généreuses ou les sentiments de compassion ne tiennent leur poids que de leur traduction dans le concret des ‘oeuvres bonnes’… (Daniel Hillion)
L’action humanitaire trouve son sens dans l’ ‘amour du prochain’ et elle en est la réalisation. Alors quelle autre récompense rechercher? Dans la société du gagner-plus-pour-soi où seul l’altruisme est suspect, les trésors célestes seront au pire un joli mobile pour s’autoriser l’amour des autres!…
Quant au ‘pour-soi’, l’association ‘Artisanat SEL’, créée par SEL mais aujourd’hui juridiquement indépendante, vous propose de devenir auto-entrepreneur pour revendre leurs produits de commerce équitable. Cette association précurseur du commerce équitable en France, avait introduit dès 1991 le café labellisé “Max Havelaar” au niveau national. Artisanat SEL a également développé sa propre marque “SAVEURS EQUITABLES” qui est une gamme exclusive de produits alimentaires originaux de commerce équitable.
Solidarité, développement, autonomie – comme exclusion – reviennent toujours en boomerang!
Photo: © Compassion
(groupe d’enfants d’Indonésie)
Jul
6
Les sculptures de Fanny Leurent
July 6, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Jeune sculpteur de Lille pleine de talent et d’avenir, on ne trouve en ligne - à notre connaissance - les créations de Fanny Leurent qu’à cette adresse:
Fanny Leurent par Florent Mayaud
Florent Mayaud a été le premier photographe à avoir eu le privilège de réaliser les photos des sculptures de Fanny Leurent, pour sa première exposition ‘grand public’ fin 2010 chez BMV & Associés, cabinet de recrutement à Lille. Des photos dont la qualité reflète fidèlement celle des sculptures, preuve que le choix du photographe était le bon. C’est d’ailleurs à cette période que celui-ci décidait de se professionnaliser comme photographe indépendant à plein temps.
Dans l’expo chez BMV, on trouvait à la fois des sculptures académiques, de petit format, réalisées par Fanny Leurent dans les ateliers qu’elle avait fréquentés comme élève, et ses sculptures actuelles, de bien plus grande taille, qui témoignent de l’éclatement et de l’affirmation au grand jour de sa créativité personnelle. Des petits modelages classiques de corps humains entiers, l’artiste est passée aux très gros plans sur des parties de corps, des expressions, des visages et des bustes, ou bien des personnages encore entiers mais dotés cette fois d’un caractère expressif exceptionnel, et parfois construits en trois dimensions sur la base d’une simple image minutieusement sélectionnée. C’est certainement par ailleurs dans cette faculté à rendre en 3D une simple image, que réside l’intérêt des cours de sculpture classique sur modèle vivant suivis par l’artiste pendant des années!
Les rares photos consultables ne donnent envie que d’en voir plus, et à ce titre elles sont doublement réussies. Non seulement pour le travail du photographe qui révèle les sculptures en les mettant ‘en scène’ pour les faire parler, mais elles nous donnent également envie de savoir ce que l’artiste nous réserve de surprises, quelle sera la prochaine étape, et quelles seront les nouvelles pierres à qui elle donnera la vie sur son chemin enchanté…!
Photo © Florent Mayaud
Sculptures de Fanny Leurent
Jun
9
Acquisition d’oeuvres d’art et fiscalité
June 9, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

- Les entreprises et la fiscalité
Bien souvent les entreprises ne connaissent pas leurs droits concernant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants et exposées au public.
Une entreprise qui investit dans l’art et expose ses acquisitions peut effectuer des déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition et sur les quatres années suivantes.
Article 238 Bis AB du Code Général des Impôts (CGI) :
L’entreprise peut dans la limite de 3,25 pour 1000 de son chiffre d’affaires, déduire le prix d’une œuvre acquise de ses bénéfices imposables par tranches annuelles égales pendant cinq ans.
En contre-partie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.
- Acquisition d’oeuvres d’art
L’article 238 bis AB du code général des impôts, issu de l’article 7 de la loi du 23 juillet 1987 prévoit que les entreprises faisant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants, peuvent déduire dans certaines conditions, une somme égale au prix d’acquisition des oeuvres concernées.
Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 3,25 pour mille du chiffre d’affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l’article 238 bis AA du CGI, et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan.
En contrepartie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.
- Exonération à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Les oeuvres d’art ne sont pas assujetties à l’ISF. Dans cette mesure, elles ne sont pas mentionnées dans la déclaration de l’ISF et les montants consacrés à l’acquisition sont non imposables. Cette disposition fiscale, applicable aussi bien aux peintures, dessins, gouaches, aquarelles qu’aux sculptures et aux bronzes, en fait un parfait outil de déplafonnement de l’ISF. (Source: Culture.gouv.fr)
May
11
Regard sur l’image
May 11, 2011 | by Herve BERNARD | Leave a Comment
Bonjour,
Créateur d’images (photos présentes dans les collections de nombreux musées français), auteur de livres et conférencier sur l’image, je vous présente un ouvrage intitulé Regard sur l’image que j’ai écrit et partiellement illustré. Préfacé par Peter Knapp, ancien directeur artistique de Elle, son sujet, les liens entre l’image et le réel, place Regard sur l’image dans le prolongement des débats sur la loi Boyer et au cœur des débats sur la retouche des photos de presse et la nécessité de fournir les fichiers sources.
Cependant, au-delà de la question de la photographie, cet ouvrage abondamment illustré aborde les liens de l’image sous toutes ses formes (peinture, cinéma, internet…) avec le réel. Il parle aussi de ce moment particulier : la naissance de la perspective et sa place dans la constitution de cette image réaliste inventée par l’Occident. Outre la perception culturelle de l’image, avec le fonctionnement de notre œil cet ouvrage aborde aussi cette question sous le point de vue de la perception visuelle.
cordialement
Hervé Bernard
Regard sur l’image, le livre:
http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?rubrique9
Mar
25
L’art pour l’art?
March 25, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

“L’art et la vie” est la très récente mise à jour d’un ancien texte de Thibault Isabel.
Dans “L’art et la vie”, Thibault Isabel apportera sa réponse à la question de “l’art pour l’art”. Entre l’Art considéré comme fermé sur lui-même, perché à des hauteurs inaccessibles, coupé du monde, et l’art au service de la communication d’une entreprise ou d’un parti politique, y a-t-il quelque chose d’autre que l’art pourrait servir, et par lequel sa réussite et sa valeur pourraient être estimées? Le risque est de courir mettre l’art au service, cette fois, d’un meilleur “maître” que l’entreprise, la publicité, voire la religion, et tant d’autres. Rien ne changerait réellement, l’art aurait un autre maître, et il serait toujours esclave, éloigné de lui-même. Le “vitalisme” est la réponse que proposera Thibault Isabel. Il faudrait savoir ce que ce terme recouvre exactement, dans un autre texte peut-être. Les qualificatifs qui l’accompagnent ici (déclin, élévation, adjuvant, psychologique, stimulant…) font penser à l’art-thérapie, qui nous “aide à vivre”. Peut-être est-ce là la plus haute destination de l’art, en effet, au service de quelque chose qui lui est extérieur, la thérapie: sa dernière maladie?
“Si l’art n’a plus de transcendance, demande l’auteur, quel critère adopter pour juger de la qualité des œuvres ?” …Et pourquoi pas des critères artistiques? Cela ne couperait pas pour autant l’art du monde… La sociologie est très en rapport avec le monde, on ne juge pas la sociologie sur des critères psychologiques, pas plus que sur des critères musicaux. On ne juge pas non plus l’informatique sur des critères historiques, bien qu’on puisse faire une histoire de l’informatique (qui est de l’histoire, non de l’informatique). On pourrait de même considérer chaque discipline comme un point de vue sur la réalité, un langage complet en soi, autonome, qui porte sur le même sujet, le réel, à sa manière spécifique, et chaque discipline prise à part gagnerait sans doute à respecter la spécificité des autres disciplines, dans le regard que chacune d’entre elles porte sur le monde, et leur capacité à s’évaluer par elles-mêmes, à interroger leur aptitude à créer, sur le mode rigoureux qui leur est propre et dont elles seules connaissent vraiment la pratique. L’art-thérapie (thérapie de l’individu autant que de la société) sera, il est effectivement et comme le conclut l’auteur, salutaire de le rappeler, si l’on doit mettre l’art au service d’autre chose que l’art, le plus beau service qu’il puisse rendre - mais l’art-thérapie n’est pas de l’art, c’est de la thérapie!
*
L’art et la vie
Depuis le XVIII siècle, et sous l’influence notamment de Baumgarten et de Kant, l’esthétique envisage les œuvres comme des formes en-soi qu’il s’agirait d’étudier pour elles-mêmes. Cette conviction repose sur une certaine transcendance de l’art, qui échapperait ainsi à toute détermination extérieure. « L’art pour l’art » : le slogan a fait son chemin. Pour la plupart d’entre nous, en effet, l’intérêt d’une œuvre ne saurait se réduire à une finalité pratique. L’œuvre n’a pas à être légitimée ; et elle n’a pas non plus, dans cette perspective, à être utile, ou bonne à quelque chose. Comme les morales ultramondaines et déontologiques, elle provient à sa manière du ciel des idées ; elle est à elle-même sa propre justification.
Qu’il soit permis ici de défendre une thèse opposée. L’art, comme toute réalité, est inscrit dans le monde ; il est en relation avec lui. Il est non seulement le produit hétéronome d’une Altérité qui le dépasse, mais il a en retour un impact sur le substrat à partir duquel il émerge. L’art est l’expression d’une dynamique. Que cette dynamique soit positive, et c’est le signe que la civilisation s’élève ; qu’elle soit négative, et c’est un signe de déclin.
La réhabilitation d’une esthétique vitaliste aurait plusieurs mérites. D’une part, elle permettrait de battre en brèche la thèse idéaliste d’une essentialité de l’art, comme si toute œuvre disposait d’une objectivité autarcique, close sur elle-même. Elle permettrait aussi de distinguer l’acte de création d’un simple agencement rationnel de formes, en même temps qu’elle distinguerait l’attitude spectatorielle d’une austère et froide contemplation. (A en croire la Critique de la faculté de juger, la plénitude que l’on éprouve à la vue d’un beau corps dénudé, dans une peinture de Michel-Ange, par exemple, ne devrait rien aux pulsions sexuelles !)
Mais une esthétique vitaliste aurait encore un autre avantage. Au XXe siècle, on a vu apparaître de nouvelles conceptions de l’art, qui nient l’autonomie des œuvres et cherchent à les envisager comme des produits de la psychologie individuelle, voire éventuellement de tendances sociales, économiques ou idéologiques. La psychanalyse et les cultural studies constituent quelques exemples de ces champs disciplinaires. Sans pour autant remettre en cause leur démarche, qui peut s’avérer bénéfique, nous devons du moins en repérer les risques : lorsqu’on met l’art en relation avec le monde extérieur, il devient en effet difficile d’éviter l’écueil du relativisme. Si l’art n’a plus de transcendance, quel critère adopter pour juger de la qualité des œuvres ? Tout est en passe de se trouver nivelé : le chef-d’œuvre ne se distingue plus de l’immondice, et Guerre et paix se trouve ravalé au même rang qu’un roman commercial…
Le nivellement des valeurs n’est toutefois pas une fatalité : même si l’on renonce à évaluer l’art pour lui-même, du point de vue d’une essence esthétique coupée du monde, on peut encore assujettir le processus artistique à une finalité pratique extérieure, qui lui apporterait son sens. Cette finalité pourrait être celle, hédoniste, de l’agrément ; une œuvre flatte nos sens ou les heurte. Mais on se situe bien près alors du degré zéro de l’art, de son rabaissement au rang d’un divertissement barbare. Cette finalité pourrait être aussi celle de l’utilité : l’art se mettra par exemple au service de la vulgarisation historique ou scientifique, voire d’un combat politique. Mais l’utile n’est sans doute pas ce à quoi l’art peut aspirer de mieux.
Le vitalisme, pour sa part, enseigne une autre vérité : au-delà de l’agréable et de l’utile, il y a le bon. Celui-ci n’est autre, au plan psychologique, que la capacité à s’enthousiasmer, à s’émerveiller et à éprouver de la joie. Peut-être est-ce là en définitive la plus haute destination de l’art, qui devient alors un adjuvant à la sagesse : nous rendre meilleurs, et plus heureux. L’art, disait Nietzsche, est le grand stimulant qui nous aide à vivre. A l’heure où la littérature de gare remplace le théâtre tragique et la poésie, il est sans doute salutaire de le rappeler.
Texte © Thibault Isabel
Feb
11
La version costumée de la “Nuit du Modèle Vivant” aura attiré avant-hier jusqu’à 1300 personnes au Palais des Beaux-Arts de Lille, mais ce score est loin d’être la seule surprise de la soirée…
Plus habituée aux flashs instantanés des photographes qu’aux très longues poses de dessin de modèle vivant, encore moins devant un aussi large public, Laura aura marqué cette soirée sur le thème du costume de bal.
On notera sur l’un de ses 2 books en ligne un commentaire admiratif vantant son ‘visage particulier qui n’appartient qu’à (elle)’ et suppliant qu’elle le mette ‘plus en valeur’ encore! Les photos présentées sont pourtant d’une qualité rare et pour certaines d’entre elles déjà aussi parfaites que peu communes.
Mais le visage, l’accord est unanime, est vraiment nouveau, loin des ‘books photo’ en surnombre de modèles d’un jour, et il a comme les parfums de grande marque une vraie complexité réussie, évoquant mille et une choses et de façon harmonieuse, à l’image des activités de la modèle qui est à la fois modèle photo, danseuse, comédienne de théâtre, et aussi photographe…
Vous trouverez les photos de Laura sur:
et
www.laura-modele.com (site officiel)
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© photo: Bernard Delhalle
MU: Marie Gonalvez
Jan
15
Photographie: Rousdine
January 15, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Sans aucune autre considération que la sensibilité et la justesse que Dorine Roussel nous offre dans ces photos, nous avons été touchés par le travail de cette jeune photographe de Lille, souvent situé dans l’intégration du corps de ses modèles dans leur environnement.
Première et superbe exposition à l’Ecole Supérieure de Communication de Lille (esupcom) en mai 2008.
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