May
1
Salvador Dalí
May 1, 2012 | by Lille-Art | Leave a Comment

« Le moins que l’on puisse demander à une sculpture,
c’est qu’elle ne bouge pas. »
Apr
26
La galerie Melting Art expose Sandrine Bouleau
April 26, 2012 | by Lille-Art | Leave a Comment

Pendant un mois encore la ‘Melting Art Gallery’ expose à Lille l’artiste belge Sandrine Bouleau, qui sculpte la terre et le bronze. Dans son approche du modèle vivant dont elle cherche à cerner au plus près les ‘rouages’ rationnels et émotionnels, Sandrine Bouleau s’oriente, presque paradoxalement, vers la matière elle-même et “la représentation de plus en plus abstraite du modèle”. A l’inverse, dans son style un peu écorché et sauvage, qui rappelle celui des sculptures de la lilloise Fanny Leurent, elle amène l’intériorité des modèles ‘à fleur de peau’. Bref, des surprises dans un sens comme dans l’autre, dans l’univers de la sculpture où l’on cherche par tous les moyens à rendre visible ce qui ne l’est pas…!
Le site de l’artiste : www.sandrinebouleau.be
Expo ‘SUSTENTATION’ jusqu’au 26 mai 2012.
La Melting Art Gallery se trouve au 34 rue de la halle à Lille.
Ouverte du jeudi au vendredi de 13h30 à 18h30, samedi de 14h30 à 18h00,
et le 2ème dimanche du mois de 10h00 à 12h30.
Dec
25
Les galeries d’art sur le web
December 25, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Ce sont 2 sites de galeries d’art lilloises que nous n’avions pas trouvés actifs en juillet, ce qui n’est visiblement plus le cas:
www.galerievalerielefebvre.com
Galerie Valérie Lefebvre
Art Contemporain
68 rue Léonard Danel 59800 Lille
Créée en mai 2011, la Galerie Valérie Lefebvre présente une sélection serrée d’artistes contemporains, sur tous supports (peinture, photo, 3D…)
Ouverte du jeudi au samedi
10h30/12h30
14h/19h
ou sur RDV
—————————
Galerie Espace Point Barre
Sculptures
65 rue de la Barre
59800 Lille
Spécialisée en sculpture, la galerie ‘Espace Point Barre’ organise sur 100m² d’exposition, des rencontres ponctuelles entre sculpture et peinture.
Ouverte du mercredi au samedi
14h/19h
ou sur RDV
Dec
11
Galerie Naclil
December 11, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Petite mise à jour: la Galerie Naclil anciennement située rue St André s’est rapprochée du centre et s’est agrandie du même coup en s’intallant en lieu et place de l’ancienne Galerie Annie Wable, au n°6 (et non plus 4) de la rue Thiers. Le vernissage de l’exposition CharlElie Couture le 20 octobre dernier a été l’occasion d’inaugurer la ‘nouvelle galerie’, qui existe en fait depuis 2008, à quelques mètres de la ‘vraie’ toute nouvelle galerie Cédric Bacqueville. Officiellement, pas de concurrence, mais la proximité devrait amener chacune des deux galeries d’art contemporain à se façonner une identité reconnaissable…
La Galerie Naclil est donc au 6 rue Thiers 59800 LILLE
www.galerie-naclil.fr
Nov
10
Laurence Helleboid au Cercle des Postes
November 10, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
C’est au restaurant Cercle des Postes à Lille, que Laurence Helleboid fera sa prochaine exposition de peintures et sculptures pétillantes de couleurs et de bonne humeur; occasion rêvée pour tous les lutins de colorer et d’illuminer la hotte du Père Noël!
VERNISSAGE de l’exposition de PEINTURES & SCULPTURES
de Laurence Helleboid
Le Vendredi 18 novembre à 18 heures 30
au “CERCLE DES POSTES”
135 rue des Postes à Lille
-métro Wazemmes-
Exposition visible
du 7 novembre 2011 au 14 janvier 2012
Invitation au format pdf: Invit 18 nov 2011 expo laurence helleboid cercle des postes Lille
Image: Une semaine en septembre, 2009, 70×50 © Laurence Helleboid
Aug
16
Modèle vivant homme – Lille
August 16, 2011 | by modelevivantlille | Leave a Comment
Bonjour!
Modèle vivant masculin avec expérience, 27 ans, 67Kg, 1m77, pose pour ateliers de dessin / peinture / sculpture / modelage, ou pour artiste individuel quelque soit votre niveau, écoles d’art, ateliers improvisés d’étudiants ou d’artistes…
Je me déplace à Lille et dans les environs, et même n’importe où du moment que le trajet est payé en supplément. Je peux aussi me déplacer pendant plusieurs jours pour des stages artistiques longs.
Tarifs de pose à partir de 20€/h. Je suis déclaré comme modèle vivant en auto-entrepreneur et pourrai vous fournir des factures.
Si intéressé(e)(s), merci de me contacter sur:
m o d e l e v i v a n t l i l l e @ g m a i l . c o m
(sans les espaces)
en me fournissant toutes infos utiles.
N’hésitez pas,
@++
Jul
6
Les sculptures de Fanny Leurent
July 6, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Jeune sculpteur de Lille pleine de talent et d’avenir, on ne trouve en ligne - à notre connaissance - les créations de Fanny Leurent qu’à cette adresse:
Fanny Leurent par Florent Mayaud
Florent Mayaud a été le premier photographe à avoir eu le privilège de réaliser les photos des sculptures de Fanny Leurent, pour sa première exposition ‘grand public’ fin 2010 chez BMV & Associés, cabinet de recrutement à Lille. Des photos dont la qualité reflète fidèlement celle des sculptures, preuve que le choix du photographe était le bon. C’est d’ailleurs à cette période que celui-ci décidait de se professionnaliser comme photographe indépendant à plein temps.
Dans l’expo chez BMV, on trouvait à la fois des sculptures académiques, de petit format, réalisées par Fanny Leurent dans les ateliers qu’elle avait fréquentés comme élève, et ses sculptures actuelles, de bien plus grande taille, qui témoignent de l’éclatement et de l’affirmation au grand jour de sa créativité personnelle. Des petits modelages classiques de corps humains entiers, l’artiste est passée aux très gros plans sur des parties de corps, des expressions, des visages et des bustes, ou bien des personnages encore entiers mais dotés cette fois d’un caractère expressif exceptionnel, et parfois construits en trois dimensions sur la base d’une simple image minutieusement sélectionnée. C’est certainement par ailleurs dans cette faculté à rendre en 3D une simple image, que réside l’intérêt des cours de sculpture classique sur modèle vivant suivis par l’artiste pendant des années!
Les rares photos consultables ne donnent envie que d’en voir plus, et à ce titre elles sont doublement réussies. Non seulement pour le travail du photographe qui révèle les sculptures en les mettant ‘en scène’ pour les faire parler, mais elles nous donnent également envie de savoir ce que l’artiste nous réserve de surprises, quelle sera la prochaine étape, et quelles seront les nouvelles pierres à qui elle donnera la vie sur son chemin enchanté…!
Photo © Florent Mayaud
Sculptures de Fanny Leurent
Jul
4
Artiste / Artisan
July 4, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Le texte qui suit n’est pas en soi une condamnation de l’imitation, de la figuration, au profit de l’abstraction et de l’improvisation, l’auteur citant comme exemple d’artiste le peintre de portrait… L’artisan planifie, et exécute ensuite son projet; l’artiste n’a pas d’idée préconçue, il progresse par petites touches, dans le brouillard, et donne forme à une création qu’il n’avait pas conçue avant de la réaliser. On peut réaliser un portrait, ou un paysage, sans être ‘artisan’ dans ce sens. Si l’on veut distinguer artisan et artiste d’une manière claire, à la façon pédagogique d’un dictionnaire ou du Système des Beaux-Arts d’où le texte est tiré, on s’arrêtera là. Il s’agit de dire dans quel sens va l’artiste, et dans quel sens va l’artisan, leur méthode et leur orientation.
Il reste que la ‘spécificité’ de l’art est clairement caractérisée dans ce texte même comme la renonciation à décider avant d’agir. D’abord prendre possession ou connaissance de la matière ou du support de création, sans préjugé, et ensuite les modeler en introduisant la décision dans le cours de la création, et pas avant. L’artiste est donc un ‘modeleur’, un ‘metteur en forme’ de chaos, ou de matière brute. Les seules ‘techniques’ (exigeantes elles aussi) de l’artiste, sont donc celles de l’improvisation. Il est donc fort peu probable que l’artiste se contraigne a priori à autre chose qu’à décider de peindre ou de sculpter le marbre dans son atelier, ou de le faire entre 3h et 6h de l’après-midi… Décider a priori de peindre telle ou telle scène ou d’imiter sur le papier tel paysage, ne lui est pas interdit, mais ce n’est pas là la spécificité de son art. C’est donc notre extrapolation, et l’auteur ne nous suivra pas jusque-là, mais au lieu de séparer strictement artiste et artisan, on pourrait probablement observer que l’artiste est aussi artisan, bien plus, tellement plus que “par éclairs”, et vice versa, et conclure qu’un artiste, s’il cherche à affiner sa ‘spécificité’ d’artiste, saura devenir aussi un peu plus artiste qu’il ne l’était avant. Et sur ce chemin, la figuration ne le suivra certainement pas non plus.
*
Ci-dessous, extrait du Système des Beaux-Arts
(édition en ligne – pdf – en cliquant ici )
p.28:
“Il reste à dire en quoi l’artiste diffère de l’artisan. Toutes les fois que l’idée précède et règle l’exécution, c’est industrie. Et encore est-il vrai que l’oeuvre souvent, même dans l’industrie, redresse l’idée en ce sens que l’artisan trouve mieux qu’il n’avait pensé dès qu’il essaie ; en cela il est artiste, mais par éclairs. Toujours est-il que la représentation d’une idée dans une chose, je dis même d’une idée bien définie comme le dessin d’une maison, est une oeuvre mécanique seulement, en ce sens qu’une machine bien réglée d’abord ferait l’oeuvre à mille exemplaires. Pensons maintenant au travail du peintre de portrait ; il est clair qu’il ne peut avoir le projet de toutes les couleurs qu’il emploiera à l’oeuvre qu’il commence ; l’idée lui vient à mesure qu’il fait ; il serait même rigoureux de dire que l’idée lui vient ensuite, comme au spectateur, et qu’il est spectateur aussi de son oeuvre en train de naître. Et c’est là le propre de l’artiste. Il faut que le génie ait la grâce de la nature et s’étonne lui-même. Un beau vers n’est pas d’abord en projet, et ensuite fait ; mais il se montre beau au poète ; et la belle statue se montre belle au sculpteur à mesure qu’il la fait ; et le portrait naît sous le pinceau. [...] Ainsi la règle du Beau n’apparaît que dans l’oeuvre et y reste prise, en sorte qu’elle ne peut servir jamais, d’aucune manière, à faire une autre oeuvre.”
ALAIN (Émile Chartier)
Système des Beaux-Arts, Livre I, Chap. VII,
coll. La Pléiade, pp. 239-240
Jun
9
Acquisition d’oeuvres d’art et fiscalité
June 9, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

- Les entreprises et la fiscalité
Bien souvent les entreprises ne connaissent pas leurs droits concernant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants et exposées au public.
Une entreprise qui investit dans l’art et expose ses acquisitions peut effectuer des déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition et sur les quatres années suivantes.
Article 238 Bis AB du Code Général des Impôts (CGI) :
L’entreprise peut dans la limite de 3,25 pour 1000 de son chiffre d’affaires, déduire le prix d’une œuvre acquise de ses bénéfices imposables par tranches annuelles égales pendant cinq ans.
En contre-partie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.
- Acquisition d’oeuvres d’art
L’article 238 bis AB du code général des impôts, issu de l’article 7 de la loi du 23 juillet 1987 prévoit que les entreprises faisant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants, peuvent déduire dans certaines conditions, une somme égale au prix d’acquisition des oeuvres concernées.
Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 3,25 pour mille du chiffre d’affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l’article 238 bis AA du CGI, et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan.
En contrepartie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter l’œuvre acquise au public.
- Exonération à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Les oeuvres d’art ne sont pas assujetties à l’ISF. Dans cette mesure, elles ne sont pas mentionnées dans la déclaration de l’ISF et les montants consacrés à l’acquisition sont non imposables. Cette disposition fiscale, applicable aussi bien aux peintures, dessins, gouaches, aquarelles qu’aux sculptures et aux bronzes, en fait un parfait outil de déplafonnement de l’ISF. (Source: Culture.gouv.fr)
May
3
7 & 8 mai 2011 : Laurence Helleboid à la Galerie Sailly de Villeneuve d’Ascq
May 3, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

Laurence Helleboid exposera ses peintures et sculptures ce week-end, Galerie Sailly, chez elle à Villeneuve d’Ascq. Entrée gratuite.
La galerie Gilbert Sailly de La Ferme Dupire
Samedi 7 et Dimanche 8 MAI 2011
De 14h00 à 19h00
+ Vernissage le Samedi 7 à partir de 19h00
80, rue Yves Decugis – 59650 Villeneuve d’Ascq
(Métro Triolo) 07 77 38 41 74
Affiche de l’expo (fichier pdf)
Image: © Laurence Helleboid
Apr
3
Expo Laurence Helleboid (Peintures & Sculptures) à ESQUELBECQ le 15 avril 2011
April 3, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
A 20 km de Dunkerque faites un ch’ti tour au vernissage de l’exposition de Laurence Helleboid le 15 avril mêlant peinture, scultpture, bonheur, art brut, fraises des bois, soleil, illusions, amour et petits éclats de vie tout autour.
Vernissage le vendredi 15 Avril 2011 de 18H à 20H
A l’espace culturel “La maison du Westhoek”
place Alphonse Bergerot – 59470 Esquelbecq
Invitation 15 avril 2011 (pdf) (pas obligatoire, juste pour le plaisir et la diffusion)
Expo du 14 au 24 avril 2011
mardi/mercredi/vendredi et samedi
10h- 12h et 15h- 18h
jeudi 10h-12h
dimanche 15h-18h
Affiche de l’expo du 14 au 24 avril (pdf)
Image: © Laurence Helleboid
Mar
25
L’art pour l’art?
March 25, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment

“L’art et la vie” est la très récente mise à jour d’un ancien texte de Thibault Isabel.
Dans “L’art et la vie”, Thibault Isabel apportera sa réponse à la question de “l’art pour l’art”. Entre l’Art considéré comme fermé sur lui-même, perché à des hauteurs inaccessibles, coupé du monde, et l’art au service de la communication d’une entreprise ou d’un parti politique, y a-t-il quelque chose d’autre que l’art pourrait servir, et par lequel sa réussite et sa valeur pourraient être estimées? Le risque est de courir mettre l’art au service, cette fois, d’un meilleur “maître” que l’entreprise, la publicité, voire la religion, et tant d’autres. Rien ne changerait réellement, l’art aurait un autre maître, et il serait toujours esclave, éloigné de lui-même. Le “vitalisme” est la réponse que proposera Thibault Isabel. Il faudrait savoir ce que ce terme recouvre exactement, dans un autre texte peut-être. Les qualificatifs qui l’accompagnent ici (déclin, élévation, adjuvant, psychologique, stimulant…) font penser à l’art-thérapie, qui nous “aide à vivre”. Peut-être est-ce là la plus haute destination de l’art, en effet, au service de quelque chose qui lui est extérieur, la thérapie: sa dernière maladie?
“Si l’art n’a plus de transcendance, demande l’auteur, quel critère adopter pour juger de la qualité des œuvres ?” …Et pourquoi pas des critères artistiques? Cela ne couperait pas pour autant l’art du monde… La sociologie est très en rapport avec le monde, on ne juge pas la sociologie sur des critères psychologiques, pas plus que sur des critères musicaux. On ne juge pas non plus l’informatique sur des critères historiques, bien qu’on puisse faire une histoire de l’informatique (qui est de l’histoire, non de l’informatique). On pourrait de même considérer chaque discipline comme un point de vue sur la réalité, un langage complet en soi, autonome, qui porte sur le même sujet, le réel, à sa manière spécifique, et chaque discipline prise à part gagnerait sans doute à respecter la spécificité des autres disciplines, dans le regard que chacune d’entre elles porte sur le monde, et leur capacité à s’évaluer par elles-mêmes, à interroger leur aptitude à créer, sur le mode rigoureux qui leur est propre et dont elles seules connaissent vraiment la pratique. L’art-thérapie (thérapie de l’individu autant que de la société) sera, il est effectivement et comme le conclut l’auteur, salutaire de le rappeler, si l’on doit mettre l’art au service d’autre chose que l’art, le plus beau service qu’il puisse rendre - mais l’art-thérapie n’est pas de l’art, c’est de la thérapie!
*
L’art et la vie
Depuis le XVIII siècle, et sous l’influence notamment de Baumgarten et de Kant, l’esthétique envisage les œuvres comme des formes en-soi qu’il s’agirait d’étudier pour elles-mêmes. Cette conviction repose sur une certaine transcendance de l’art, qui échapperait ainsi à toute détermination extérieure. « L’art pour l’art » : le slogan a fait son chemin. Pour la plupart d’entre nous, en effet, l’intérêt d’une œuvre ne saurait se réduire à une finalité pratique. L’œuvre n’a pas à être légitimée ; et elle n’a pas non plus, dans cette perspective, à être utile, ou bonne à quelque chose. Comme les morales ultramondaines et déontologiques, elle provient à sa manière du ciel des idées ; elle est à elle-même sa propre justification.
Qu’il soit permis ici de défendre une thèse opposée. L’art, comme toute réalité, est inscrit dans le monde ; il est en relation avec lui. Il est non seulement le produit hétéronome d’une Altérité qui le dépasse, mais il a en retour un impact sur le substrat à partir duquel il émerge. L’art est l’expression d’une dynamique. Que cette dynamique soit positive, et c’est le signe que la civilisation s’élève ; qu’elle soit négative, et c’est un signe de déclin.
La réhabilitation d’une esthétique vitaliste aurait plusieurs mérites. D’une part, elle permettrait de battre en brèche la thèse idéaliste d’une essentialité de l’art, comme si toute œuvre disposait d’une objectivité autarcique, close sur elle-même. Elle permettrait aussi de distinguer l’acte de création d’un simple agencement rationnel de formes, en même temps qu’elle distinguerait l’attitude spectatorielle d’une austère et froide contemplation. (A en croire la Critique de la faculté de juger, la plénitude que l’on éprouve à la vue d’un beau corps dénudé, dans une peinture de Michel-Ange, par exemple, ne devrait rien aux pulsions sexuelles !)
Mais une esthétique vitaliste aurait encore un autre avantage. Au XXe siècle, on a vu apparaître de nouvelles conceptions de l’art, qui nient l’autonomie des œuvres et cherchent à les envisager comme des produits de la psychologie individuelle, voire éventuellement de tendances sociales, économiques ou idéologiques. La psychanalyse et les cultural studies constituent quelques exemples de ces champs disciplinaires. Sans pour autant remettre en cause leur démarche, qui peut s’avérer bénéfique, nous devons du moins en repérer les risques : lorsqu’on met l’art en relation avec le monde extérieur, il devient en effet difficile d’éviter l’écueil du relativisme. Si l’art n’a plus de transcendance, quel critère adopter pour juger de la qualité des œuvres ? Tout est en passe de se trouver nivelé : le chef-d’œuvre ne se distingue plus de l’immondice, et Guerre et paix se trouve ravalé au même rang qu’un roman commercial…
Le nivellement des valeurs n’est toutefois pas une fatalité : même si l’on renonce à évaluer l’art pour lui-même, du point de vue d’une essence esthétique coupée du monde, on peut encore assujettir le processus artistique à une finalité pratique extérieure, qui lui apporterait son sens. Cette finalité pourrait être celle, hédoniste, de l’agrément ; une œuvre flatte nos sens ou les heurte. Mais on se situe bien près alors du degré zéro de l’art, de son rabaissement au rang d’un divertissement barbare. Cette finalité pourrait être aussi celle de l’utilité : l’art se mettra par exemple au service de la vulgarisation historique ou scientifique, voire d’un combat politique. Mais l’utile n’est sans doute pas ce à quoi l’art peut aspirer de mieux.
Le vitalisme, pour sa part, enseigne une autre vérité : au-delà de l’agréable et de l’utile, il y a le bon. Celui-ci n’est autre, au plan psychologique, que la capacité à s’enthousiasmer, à s’émerveiller et à éprouver de la joie. Peut-être est-ce là en définitive la plus haute destination de l’art, qui devient alors un adjuvant à la sagesse : nous rendre meilleurs, et plus heureux. L’art, disait Nietzsche, est le grand stimulant qui nous aide à vivre. A l’heure où la littérature de gare remplace le théâtre tragique et la poésie, il est sans doute salutaire de le rappeler.
Texte © Thibault Isabel
Jan
21
La Galerie Schèmes
January 21, 2011 | by Lille-Art | Leave a Comment
Fondée il y a plus de trente ans par Jean-François Parmentier, la Galerie Schèmes a été totalement rénovée par Didier Dewulf pour devenir aujourd’hui la plus grande galerie d’art au nord de Paris.
Vous y trouverez les plus grands peintres figuratifs de la région, les ‘oniriques’ et ‘symbolistes’ au dessin parfois bien plus épuré – mais jamais d’ ‘abstrait’ absolu; des sculpteurs majeurs, ainsi que quelques très beaux meubles indiens authentiques à des prix étonnants (directement importés par la galerie).
Accueillant aussi bien les familles que les collectionneurs (quel que soit leur budget) très ou pas du tout expérimentés, ou les simples touristes et curieux, la Galerie Schèmes vous réserve toujours un accueil chaleureux et les meilleurs conseils.
La Galerie Schèmes est au 27 rue de l’Hôpital Militaire à Lille.
Ouverte du mercredi au samedi de 13h à 18h30.
Métro: République.




