Le concours des Têtes Vertes, parrainé par la navigatrice Maud Fontenoy, a été organisé dans le cadre du lancement du site d’éducation au développement durable www.edd-primaire.fr, site conçu par l’agence/éditeur Terra Project avec des enseignants de primaire dans toute la France.

L’école Pasteur de Lesquin a remporté le prix Tête Verte des meilleurs projets, tous critères confondus. Les nombreux projets réalisés par l’Ecole Pasteur en 2011 incluaient une série d’interventions du peintre lillois Eric Bourdon, de la Galerie Schèmes, pour mettre en relation art (dessin & peinture) et recyclage.

Les Têtes Vertes rendent compte des résultats sur leur blog (blog.tetes-vertes.fr), dont l’ouverture a été annoncée sur www.tetes-vertes.fr ces derniers jours (bien que les posts soient officiellement datés de 2011):

Prix Têtes Vertes – Meilleur projet d’éducation au développement durable, tous critères confondus

et

Reportage vidéo: les Prix Têtes Vertes 2011

 
 

Extraits YouTube tirés du site www.baglis.tv et d’une table ronde intitulée “Cinéma et nihilisme” réunissant autour de Françoise Bonardel: Pacôme Thiellement, Sam Azulys et Thibault Isabel.

Thibault Isabel (www.thibaultisabel.com) édité par La Méduse à Lille (qui devrait publier son tout dernier livre dans quelques jours), développait dans une table ronde en janvier dernier l’idée que le cinéma incarnerait, plus qu’aucune autre forme d’art, le “nihilisme” dans sa forme la plus aboutie.

Le premier extrait fait le lien entre ‘culture de masse’ et technique:

Le deuxième extrait revient sur la notion discutée de masse:

 

www.baglis.tv

 
 

 

Méthode classique de dessin analytique (construction par assemblage de figures géométriques):

 

 

 

 

Méthode intuitive (dessin d’impro):

 

 

 

 

Démonstration vidéo (en temps réel):

Cliquer ici

 

www.ericbourdon.com

 

 

Vidéo de www.grandlille.tv

Un évènement proposé le 19 oct 2011 au Palais des Beaux-Arts de Lille




 

www.youtube.com – La Linea

 
 


 

Wire @ the Middle East Downstairs, in Cambridge, MA
April 3, 2011
Opening tune, Red Barked Tree Tour 2011

www.pinkflag.com

Video © MEDIALOUNGE
(Brookline MA, USA)

Le Stade de France n’était pas le seul temple du football hier soir. Au moment où Lille jouait la finale de la Coupe de France, c’est à la Maison Folie de Wazemmes qu’Antoine Defoort et Julien Fournet rejouaient leur installation-spectacle “CHEVAL”. Un spectacle présenté comme un “traité abstrait du ricochet”, et où rebondissent du début à la fin ballons de foot et quelques balles de tennis dans tous les sens.

Rebondir, pour une balle c’est être lancée, toucher, et repartir. Entre l’action du lancement et la contemplation de son éloignement, il y a le contact, donc le son. Si le rebondissement est au centre du spectacle, la musique est au centre du rebondissement. C’est l’action du lanceur qui révèle le son, la note qui se crée naturellement lorsque le choc a lieu, et vibre encore dix secondes plus tard. Tout est naturel dans ce spectacle. Y compris le panneau sur lequel les ballons sont lancés, et qui assigne à chaque note une image différente, un paysage naturel singulier qui correspond visuellement à la vibration musicale.

Par le truchement du rebond, Antoine Defoort fait donc ressortir la musique, le son, de la nature, il en extrait les différentes notes, une à une, et en indique toutes les correspondances possibles avec la réalité la plus commune. Comme avec ces commentaires sportifs des journalistes de RMC pendant le match France-Espagne du mondial de foot 2006, qui sont très représentatifs de l’installation dans son ensemble. On entend les commentateurs surexcités parler à toute vitesse des derniers mouvements sur le terrain avec la voix réglée sur un accord continu de fa dièse…! D’autres accords habituellement sous-représentés en musique se retrouvent dans la vie de tous les jours, le bruit du frigo, de la clim, etc… Vers la fin ces commentaires sportifs seront repris, mêlés à toute une fanfare de notes de toutes provenances, mais ils seront repris encore plus accélérés que la version RMC! Pour vous faire comprendre encore moins bien le contenu factuel des commentaires, et encore mieux le type d’accord musical qu’ils expriment.

Bref, dans ce spectacle déroutant, parfois difficile à comprendre (il s’agit d’un spectacle de facture non-linéaire, pas ’classique’, et d’un spectacle contemporain qui utilise aussi sans vergogne les nombreuses ressources techniques de son époque), l’incompréhension n’est qu’au premier plan, on ne vous embrouille que pour vous faire comprendre, entendre, ce qui est sous vos yeux, ou plutôt dans vos oreilles, d’une manière quotidienne, permanente, banale, triviale, et auquel vous ne portez plus attention. Pour vous montrer au final, que la ‘musique’ est plus riche que ce qu’on appelle couramment la musique, que les accords existants sont bien plus nombreux que ceux utilisés par l’industrie musicale, et que la musique, la grande musique, a pour origine la vie, le quotidien, l’anecdote, la nature et l’univers tout entier.

D’une manière surprenante, peu de différences à noter entre le spectacle d’hier et la vidéo du même spectacle, en octobre 2009, disponible sur le site web d’Antoine Defoort! Hormis bien sûr que rien ne vaut la 3D et le réel, toujours… et la suite presque ininterrompue de rires, aussi, qui traverse comme un fil tendu toute la prestation, et que la vidéo citée, focalisée sur la scène, ne restituait qu’en partie… Ainsi que toute une collection d’améliorations presque indescriptibles liées à la spontanéité et à la totale confiance en eux des interprètes. Beaucoup d’ajustements en finesse, des pauses plus longues, également, à certains moments bien choisis, qui appuient le comique des scènes. Un splendide (!) travail corporel du comédien, tout en exagération drolatique, lorsqu’au début 5 ballons sont amenés, disposés en forme pyramidale, et posés sur scène en évitant que la pyramide ne s’effondre…

A part ces multiples bonus, excellents mais attendus pour une pièce qui tourne depuis 2007, rien de radical. CHEVAL, avec surprise et délice, est resté un fidèle animal; un spectacle pourtant ancré dans le réel, la nature, qui semble même improvisé, et qui fait en permanence référence au bricolage, aux dispositifs techniques à l’humeur oscillante… Cerise sur le gâteau, on voit même avec amusement, comme énième petite différence sympathique, Antoine Defoort s’étonner (il semble, pour la première et seule fois, légèrement déstabilisé) lorsqu’à la descente d’un panneau mural il n’y a, cette fois… pas(!) de problème technique! On aurait donc pu attendre de CHEVAL, qu’il se tranforme de représentation en représentation, qu’il évolue plus rapidement qu’aucun autre spectacle. Mais CHEVAL ne serait plus CHEVAL… Alors confusion ou pas, il fallait quand même contenir la pièce dans des bornes précises, pour éviter qu’elle ne se perde. Une bonne confusion n’est-elle pas une confusion contrôlée? Et en l’occurence contrôlée à merveille! Le sens qu’elle apporte est le sens que nous avons l’habitude de ne pas voir, sentir ou entendre, ou les trois à la fois, car au-delà de la musique CHEVAL a un sens plus universel, un peu celui de regarder le réel sous un autre angle, d’un autre lieu, pour voir à quel point il est riche, à quel point nous nous en nourrissons et nous en sommes toujours nourris, et à quel point nous passons, presque quotidiennement, juste à côté.

Le site web d’Antoine Defoort: http://entuenedufard.be/

La vidéo réalisée par Arte Live Web pour le festival Temps d’images le 10 octobre 2009 :


 

Banksy: Boston & Cambridge 2010 from Greg Shea on Vimeo.