Lille-Art BLOG                                                                   page 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

CIMAISE: le parcours de Samantha Deman à Lille     -    4 septembre 2008

 

 

       Le numéro 291 de CIMAISE est sorti le 2 et il s’arrache comme des petits pains dans les Relay, chez Carrefour, au Furet du Nord (où à moins d’un réapprovisionnement récent il n’en restait déjà plus le 3!)...

 

       En quatre double-pages, dans "LILLE - Tout à foison", Samantha Deman y retrace les étapes de son parcours à Lille, et s’arrête à chaque point-clé, lieu-clé, artiste-clé, de la capitale des Flandres.

 

     Au sommaire :

 

La Maison Folie de Wazemmes,

L’éditeur Alain Buyse ,

Le sculpteur Guy Le Perse ,

La Maison de la Photographie ,

Le peintre et écrivain Eric Bourdon ,

La Galerie Schèmes ,

Le Cabinet des Curiosités,

La Galerie Mischkind ,

L’Association Artconnexion ,

La peintre Stephany Hasselsweiller ,

Le Centre d’Arts Plastiques et Visuels,

La Malterie ,

La Galerie Raison d’Art ,

Le Musée d’Art Moderne de Lille Métropole ,

Le Tri Postal,

Le peintre Robert Cocquempot ,

et les Galeries Storme .

 

 

       Un autre parcours vous est proposé à la découverte des artistes qui comptent dans la ville de Zagreb en Croatie, dans ce magazine truffé d’infos sur les expositions intéressantes du moment et les créateurs et créations à ne pas manquer...

 

 

 

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Bolek Budzyn: l'âme de la Flandre     -     15 août 2008

 

 

     Bolek Budzyn est né à Roubaix en 1950. Lancé et exposé depuis 25 ans par la Galerie Schèmes à Lille, il travaille maintenant presque exclusivement sur commande.

     Bolek Budzyn peint sur bois, à la manière des Primitifs Flamands. Ses glacis d’une extrême perfection reprennent avec une imagination fertile des scènes apocalyptiques, rappelant Jérôme Bosch et ses collections de caricatures et de créatures semi-fantastiques.

     Quelques portraits féminins d’une grande pureté rétablissent l’équilibre d’une production aussi délicate que fantasmagorique, et qui ne connaît aucun équivalent moderne en termes de réprésentation de l’âme profonde de la Flandre.

 

            http://www.bolek-budzyn.com/

 

 

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L'art des oeuvres et l'art de la vie     -     2 août 2008

 

 

Ce texte est extrait du numéro 5 de la revue lilloise Anaximandre consacrée à « L’art et la vie ». Thibault Isabel met l’accent sur « l’art du quotidien » en se basant sur les écrits de Nietzsche. L’art des oeuvres, libre production de l’âme, a sa place mais cette place est restreinte à de rares contemplations dans des lieux d’exposition. L’art de la vie (art culinaire, savoir-vivre, design, cérémonies et rituels, divertissements populaires...) doit avant tout embellir notre environnement quotidien et familier, pour rendre celui-ci le plus accueillant – et enthousiasmant – possible. 

 

La revue Anaximandre est éditée par les Editions de la Méduse, à Lille, et téléchargeable sur le site www.thibaultisabel.com

 

 

                                    

 

 

 

L’art des œuvres et l’art de la vie

 

Le thème des rapports entre l’art et la vie occupe une place centrale dans l’esthétique contemporaine. Nietzsche, à cet égard, a souvent fait figure de précurseur de la culture postmoderne. Ce jugement, toutefois, repose peut-être sur un malentendu et une mauvaise lecture de ses textes. Nietzsche entendait certes mettre de l’art dans la vie ; mais il envisageait cette tâche d’une manière sans doute très différente de nos artistes actuels.

 

 

     Friedrich Nietzsche soutenait que « l’art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il nous modère et nous tient en bride, crée des formes dans les rapports, lie ceux dont l’éducation n’est pas faite à des lois de convenance, de propriété, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment. De plus, l’art doit cacher ou transformer tout ce qui est laid, ces choses pénibles, épou­vantables et dégoûtantes qui, malgré tous les efforts, à cause des origines de la nature humaine, viendront toujours de nou­veau à la surface : il doit agir ainsi surtout pour ce qui est des passions, des douleurs de l’âme et des craintes, et faire transparaître, dans la laideur inévitable ou insurmontable, ce qui y est significatif. Après cette grande et énorme tâche, l’art que l’on appelle véritable, l’art des œuvres d’art, n’est qu’ac­cessoire. L’homme qui sent en lui un excédent de ces forces qui embellissent, cachent, transforment, finira par chercher à s’alléger de cet excédent par l’œuvre d’art ; dans certaines circonstances, c’est tout un peuple qui agira ainsi. – Mais on a l’habitude maintenant de commencer l’art par la fin, on se sus­pend à sa queue, avec l’idée que l’art des œuvres d’art est le principal et que c’est en partant de cet art que la vie doit être améliorée et transformée – fous que nous sommes ! Si nous commençons le repas par le dessert, goûtant à un plat sucré après l’autre, quoi d’étonnant si nous nous gâtons l’estomac et même l’appétit pour le bon festin, fortifiant et nourrissant, à quoi l’art nous convie ? » (1) 

 

 

                                                 

                                                                         Nietzsche, encore jeune adulte.

 

 

L’art et le quotidien

 

     L’intention de Nietzsche n’est pas du tout ici, comme chez nombre d’artistes contemporains, de « ramener l’art dans la rue » : les créateurs postmodernes se contentent à vrai dire le plus souvent d’étendre la logi­que de l’œuvre d’art, du « grand art », à la réalité pro­saïque de l’existence. Certes, nombre d’entre eux se font une gloire de prétendre que « l’art est mort » et que le fétichisme des grandes œuvres a fait son temps ; mais, dans ce geste même de pur nihilisme auto­réflexif, on constate qu’ils distin­guent encore leur art (savant) de l’art ordinaire (qui resterait quant à lui aveugle à sa non-valeur et son absurdité), en reti­rent une certaine célébrité critique et se font d’ailleurs payer fort cher leurs professions de foi désenchantées. L’art est peut-être mort, mais nos artistes actuels se nourrissent encore grassement de son cadavre… Nietzsche, au con­traire, nous enjoint à percevoir le prosaïsme comme intrinsè­quement digne, à l’aimer avec sincérité, et à y apporter le soin que met le bon artisan à réaliser son ouvrage. Il ne s’agit pas de peindre des « œu­vres » sur les murs des quar­tiers délabrés ou dans les métros, mais de valoriser dans l’existence ordi­naire le sens éminem­ment classique du raffi­nement, d’un point de vue effectivement artisanal.

 

     En étendant en fait la culture romantique du génie à la réa­lité profane, la postmodernité contribue à vulgariser le grand art tout en élitisant l’art ordinaire, à enlever sa solennité à l’un tout en enlevant son prosaïsme à l’autre. A l’inverse, il aurait plutôt fallu maintenir côte à côte ces deux re­gistres esthétiques, en cessant simplement de dévaloriser l’art ordinaire au profit du grand art, comme le faisaient les artistes modernes, dès le XIXe siècle – à l’époque où écrivait Nietzsche. C’est bien cela, au fond, que le philo­sophe met en jeu dans son apho­risme : il regrette l’idéalisation de « l’art des musées » et le rejet de « l’art de la rue », mais n’entend pas cependant les confondre, à la manière cette fois des artistes postmodernes de la fin du XXe siècle et du début du XXIe. Il est vain d’accrocher la Joconde (ou sa repro­duction) sur une façade quelconque de Paris, où elle n’a pas sa place, ni d’exprimer une rage « néo-expressionniste » en peignant son mal de vivre sur les trottoirs de New York ; mais il s’agit plutôt de s’ha­biller avec soin, de promouvoir une archi­tecture de belle facture, etc. La place de l’œuvre d’art est bel et bien dans les mu­sées : étant une œu­vre sainte (dans le sens où son intensité se prête à une médi­tation es­thétique soutenue), elle doit être exposée dans des lieux eux-mêmes connotés comme cérémo­niels, et exhi­bée seu­lement lors d’occasions particulières, à l’abri des regards sacri­lèges. Mais il n’en exis­te pas moins cepen­dant une finalité esthétique en de­hors de la gran­de œuvre, qui justifie que la vie prosaïque ne soit pas laissée en friche et abandonnée par le pouvoir cré­ateur et or­donna­teur de l’homme.

 

     En définitive, notre époque a cédé simultanément, comme toujours, à deux ex­cès opposés : sous certains aspects, nous nous sommes conformés à un fonctionnalisme austère, que ce soit dans notre habitat, notre manière de nous vêtir, notre mode de vie ou nos relations sociales, mais, de l’autre, nos artistes ont voulu transformer le banal en exceptionnel, sans comprendre qu’ils n’embelliraient pas alors la banalité, comme on pouvait légitimement le souhaiter, mais qu’ils banaliseraient l’excep­tion… En démo­cratisant la Joconde, on la transforme en affiche publicitaire et en icône de masse ; mais, en éten­dant partout la culture so­phistiquée (quand bien même elle se voudrait « défé­tichi­sée »), on abolit égale­ment la culture populaire, dans ce qu’elle a de plus authen­tique et de moins falsifié. Dans chaque peuple, il doit y avoir une place pour le raffinement supérieur et le raffine­ment ordi­naire, pour la cuisine des soirs de fête et celle de tous les jours, pour l’étiquette diplomatique et la politesse de bon voi­si­nage, pour les grandes com­pé­titions sportives et les petites promenades soli­taires, pour le théâtre tragique et le divertissement comique, pour les or­chestres symphoniques et les fanfares de quartier, pour la réflexion philosophique et le bon sens pratique, etc. Tout domaine se prête au travail de l’art, mais sur des modes différents, plus ou moins exigeants. On ne doit privi­légier au­cune sphère culturelle, mais les équilibrer mutuelle­ment et leur accorder une juste place dans la société. Il n’est pas sain en effet de manger des huîtres ou de boire du champagne à tous les repas, même si l’amateur de mets pré­cieux se montre in­déniablement fin gour­met ; et le simple re­pas quotidien, quoi­que raisonnable et fru­gal, peut être malgré tout préparé avec sa­voir-faire et talent. De même, l’homme n’est pas fait pour s’exposer sans cesse à des œuvres trop belles et trop profondes (nous ne pouvons main­tenir très longtemps nos capacités esthétiques à un degré extrême d’éveil, sous peine de nous exposer à des effets psy­cholo­giques et physiolo­giques pervers, à une « indigestion » cérébrale) ; mais il est bon de vivre dans un envi­ron­nement suffi­samment élaboré pour qu’il nous semble ac­cueillant – et en­thou­sias­mant.

 

La symbolisation esthétique du monde

 

     A travers l’« art », Nietzsche envisage fondamentale­ment l’acte de mise en forme et de symbolisation par lequel nous huma­nisons le monde et accédons à la joie. L’art des œuvres d’art est secondaire en ce qu’il se contente de nous décharger de nos excédents créateurs ; il a son intérêt, mais ne constitue pas l’alpha et l’oméga de la vie : à tout prendre, il vient seu­lement par surcroît, puisque nous pouvons à la limite nous passer de lui, en dépit de ce qu’il nous apporte, tandis que nous pouvons plus difficilement nous passer de l’art or­dinaire, auquel nous confions la charge de sanctifier notre existence quotidienne. Si nous devons sans cesse investir la majeure partie de notre énergie « artistique » dans notre vie réelle et pra­tique, en fait, c’est pour que notre existence ne relève plus seu­lement de la pauvre survie, mais soit plutôt magnifiée par la culture.

 

     On sait que, selon Nietzsche, l’art des œuvres d’art est idéalement inféodé à l’exigence de synthèse entre la beauté apollinienne des formes et la reconnaissance probe de la réalité tragique et dionysiaque du monde : c’est en cela qu’elle s’imposerait comme un stimulant de vie. Sans doute faut-il donc en conclure que l’art des affaires profanes doit lui aussi répon­dre à un tel critère : parvenir à donner un sens artificiel et hu­main à ce qui n’en a intrinsèquement pas, valoriser notre envi­ron­ne­ment et baliser rationnellement le chaos, pour nous permettre de mieux nous mouvoir existentiellement en son sein (2). Le raffinement esthétique de la vie quotidienne (celui de la cuisine et de la fête, de la courtoisie et de la con­vivialité, de l’élégance et du charme) ne revêt tant d’impor­tance qu’en raison précisé­ment de son caractère pro­saïque : tandis que le grand art nous per­met seulement d’éprou­ver ponctuellement des ins­tants d’inten­se recueil­lement, à travers la contem­plation des œuvres, c’est l’art ordinaire qui se charge jour après jour de sym­boliser notre existence, de la ren­dre digne d’être vécue.

 

     Face à l’âpreté d’un monde irrationnel et dionysiaque, il s’agit bien en somme d’apposer un voile apollinien de clarté sur les choses, pour que nous puissions prospérer et évo­luer serei­nement face à l’adversité. Mais en quoi consiste concrètement cette action rassérénante ? A quelles attitudes nous convie Apollon, dieu de la lumière qui dissipe les ténè­bres de l’angoisse et de la raison qui édifie les symboles ? De quelle manière devons-nous transfigurer notre vie ?

 

     Il nous faut d’abord faire en sorte que le monde dispose autour de nous d’un minimum de constance, éviter que tout ne se transforme à un rythme effréné, nous laissant par devers nous l’impression que nous n’avons de prise sur rien. Notre destinée doit être structurée selon un plan clai­rement iden­ti­fiable, qui nous rassure dans nos entreprises et nous con­forte dans notre identité. En préservant une tradition, nous ne nous soumettons pas à une entité figée, mais adhé­rons à une continuité dont la rupture nous jet­te­rait autrement dans le désarroi. Mieux vaut aussi souscrire à une rigueur ordon­na­trice, non pas sclérosante (car des formes trop figées étouffent la vie), mais structurante : manger et se cou­cher à heures relati­vement fixes, alterner harmo­nieu­se­ment les périodes d’activité et de repos – mais aussi se con­former aux usages en vigueur, autant que le permet notre mo­rale per­son­nelle. Nous devons en somme nous as­treindre à une cer­taine régu­larité de la con­duite, dans tous les sens du terme, comme on privilégie la régularité et la modéra­tion du rythme, dans toute bonne musique (en pro­scri­vant à la fois la frénésie et la len­teur, contraires à l’équilibre de la nature humaine) : cette exi­gence pratique est en effet com­parable, pour ce qui est des œuvres d’art, à l’impératif clas­sique de ri­gueur dans la con­struction dramatique ou la compo­si­tion plastique et musi­cale, sans la­quelle le spec­ta­teur ou l’au­­diteur seraient laissés dans un état de confusion, d’in­com­pré­hen­sion et presque de pani­que.

 

     Il est par ailleurs indispensable d’avoir une interprétation éthique minimale du monde, d’en ébau­cher une représen­ta­tion lisible et de lui donner une cohé­rence opératoire qui nous per­mette de nous orienter sans trop d’incer­titude et d’appré­hen­sion, chaque fois qu’un choix est nécessaire. Le théâtre clas­sique répond ainsi à une exigence de clôture narrative, qui veut que tout problème posé au cours de la narration finisse par être résolu, fût-ce sur un mode tragique : dans le même ordre d’idées, nous devons déve­lopper des re­pères, des va­leurs, sus­ceptibles de guider nos actes, au plan re­lation­nel, et de leur donner là encore un sens – en les intégrant dans un cadre symbolique global. Lorsque l’ambivalence des choses ne peut apparemment être sur­montée, la morale doit au moins circonscrire la présence du mystère, pour que les éléments d’indécision et de doute, ainsi « étiquetés », paraissent à nos yeux moins déconcertants…

 

     Faisons enfin en sorte de vivre dans un bel environ­nement, qui ravisse l’esprit, la vue, l’odorat et le goût, et figure ainsi esthé­ti­que­ment, à chaque instant qui passe, la rigueur et la cohérence que nous cherchons à donner au monde. Edifions des jar­dins et des parcs ; considérons que le culte de la beauté est la plus utile et la plus fondamentale des tâches. Promouvons le faste des céré­monies, chargées de focaliser notre attention sur la mer­veille de l’exis­tence, lors des dates rituelles de festivité ou des passa­ges marquants de notre vie ; et donnons à ces fêtes le caractère reli­gieux qu’elles méritent, afin de faire porter notre reconnais­san­ce jus­qu’à l'univers dans sa globalité, y compris lorsque le mal­heur nous touche et que nos aspirations se trouvent largement frus­trées par le destin. Même lors du décès de nos proches, ayons la sagesse de nous lais­ser envahir par la splendeur et le hiératisme des funé­railles, pour que ce qui était absurde prenne l’ébauche d’une signification à nos yeux ; crions en­semble : « Amor fati », et réjouis­sons-nous malgré tout d’être là.

 

     A l’examen, ces divers processus ne relèvent-ils pas de ce qu’on identifie intuitivement comme le « travail de civili­sa­tion » ? Ils participent en effet d’une démarche de formation de la culture, et dispa­raissent à pro­por­tion que décline la grandeur des commu­nautés hu­maines. Se faire « artiste du quotidien », au sens où l’en­tendait Nietz­sche, revient d’abord à « sanctifier les rites », au sens où l’entendait cette fois le grand maître Kong : la vertu consiste à développer une approche clas­sique de la vie, comme il existe une approche classique de l’art. Or, l’essence du classicisme réside elle-même dans le sens de la mesure (celle qui tempère et celle qui ordonne), c’est-à-dire aussi dans la conjonction des op­posés, dans l’alliance d’Apol­lon et de Dionysos. La Voie se nourrit de la complé­mentarité du Yin et du Yang.

 

     A la cruauté du monde, reconnue et assumée, on super­pose un voile d’humanité, qui ne dissimule pas la misère de notre condition, mais valorise envers et contre tout l’existence, dans ce qu’elle comporte de bon. L’illusion imaginaire est proscrite ; mais on souscrit joyeu­se­ment à la médiation des symboles.

 

  

 

 

Notes :

 

1. Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, II, §174.

 

2. La nécessité de figurer avec honnêteté le caractère dionysiaque du réel ne s’impose pas, dans la transfiguration de l’existence ordinaire, puisqu’il n’est pas question en l’occurrence de représenter la vie : elle se donne directement à nous telle qu’elle est (contrai­rement à l’œuvre, qui, parce qu’elle représente, peut d’autant plus aisément fausser la perception des choses et reléguer le réel derrière un écran de fantasme). La poïesis quoti­dienne doit seu­lement prendre garde à ne jamais occulter le caractère véritable du monde. Si l’on doit « cacher tout ce qui est laid », comme le dit Niet­zsche, ce n’est pas pour en dissimuler la présence ; bien au con­traire, c’est pour que l’horreur ne soit plus que suggérée et sublimée, et qu’elle ne nous frappe pas directement le regard, au risque de nous pétri­fier, telle une Méduse ; le philosophe précise d’ailleurs son idée, en affirmant que l’art doit « faire transparaître, dans la laideur inévitable ou insurmontable, ce qui y est significatif » : cela veut dire que l’on doit toujours prendre soin de symboliser l’absurdité du monde, d’appréhender le chaos à travers le prisme de la raison, non pour en altérer la nature, mais pour le circonscrire et l’intégrer comme poche de non-sens dans le réseau de ce qui fait sens. Ainsi, le non-sens se trouve consubstantiellement rattaché à un monde global qui comporte aussi des aspects potentiellement porteurs de sens, une fois structurés par l’esprit ; l’absurdité apparaît comme la face obscure irréductible d’une réalité qui comporte par ailleurs une face lumineuse, et l’obscurité, si elle reste évidemment sombre à nos yeux, en elle-même, ne nous dégoûte plus, car nous avons appris à la comprendre comme la sœur jumelle de la lumière, comme son pendant nécessaire. Dans cette optique, l’art de la vie ordinaire pourrait consister, par exemple, à placer la mort au cœur de la vie, à travers la religion et le culte des ancêtres, sans pour autant évidemment nous exposer au tragique de l’existence sur un mode trop direct et, de ce fait, traumatique (en ces­sant de maquiller les corps de ceux qu’on enterre, en exhibant partout dans les rues des images de putré­faction et d’anormalité – comme on le voit en Inde –, etc.).

 

 

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Mayotte dans la France     -     19 juillet 2008

 

CONFERENCE-DEBAT. Mayotte dans la France : le choix des Mahorais nié par des Comoriens

du 16 Février  2008

Journée Culturelle de l’Association des Mahorais de la Métropole Lilloise (A.M.M.L)

 

Discours d'Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI, doctorant en philosophie, Université Lille 3

 

à diffuser, à reproduire, à faire connaître...

 

 

Mayotte dans la France :

Le choix des Mahorais nié par des Comoriens

 

                      

 

          Lorsqu’après la Deuxième Guerre Mondiale, de l’Asie en Amérique en passant par l’Afrique, des peuples colonisés ont lutté avec véhémence pour leur indépendance, des Mahoraises et Mahorais ont défendu avec pugnacité leur maintien au sein de la République française : « nous voulons rester Français pour être libres », a-t-on lu sur les banderoles des femmes mahoraises. Cependant, ce choix des Mahorais est nié par des Comoriens au nom du principe de « l’intangibilité des frontières ».

 

         

          En effet, la résolution n° 1514-XV du 14 décembre 1960 (des Nations Unies) a imposé le respect des frontières coloniales au cours de l’accession à l’indépendance des pays colonisés. Contrairement aux Etats qui ont rejeté cette résolution, la majorité des pays africains l’ont adoptée. Les Comores font partie de ces pays, car après la proclamation de l’indépendance unilatérale des Comores (6 juillet 1975) par le Président du Conseil du Gouvernement comorien, Ahmed Abdallah, les Nations Unies ont répondu favorablement à l’indépendance globale des quatre îles de l’archipel des Comores (Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), le 12 (octobre-novembre) 1975. Soutenue par l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine, devenue UA), la Ligue des pays arabo-musulmans, la Conférence Islamique, la « République Fédérale Islamique des Comores » a condamné en août 1976 à l’Assemblée Générale des Nations Unies la France par 102 voix contre 1 (sa propre voix) pour le maintien de Mayotte dans la République française.

 

          Le droit international fondé sur « l’intangibilité des frontières » coloniales se heurte au droit international fondé sur la liberté « des peuples à disposer d’eux-mêmes » (article 2 de la charte des Nations Unies du 25 juin 1945). Ce principe de la libre détermination des peuples est un héritage des philosophes des Lumières, de la Révolution française, émane de la souveraineté nationale, est défini dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789) et prévu par le droit national français (Constitution du 4 octobre 1958). La revendication française et départementaliste de l’île de Mayotte repose juridiquement sur la dernière disposition de l’article 53 de la Constitution de la Vème République française : « nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées. » Le décret du 24 septembre 1946 a transformé auparavant Mayotte et les trois îles de l’archipel des Comores en Territoire d’Outre-mer des Comores. Entre 1946 et 1975, les Mahorais ont subi les brimades des Grands Comoriens et des Anjouanais. Ces humiliations sont liées aux lois de l’autonomie interne. La loi du 22 décembre 1961 prévoit le transfert de la capitale du Territoire des Comores. En 1964, Moroni (Grande Comore) devient cette capitale au détriment de Dzaoudzi (Mayotte). Ce choix permet au conseil du gouvernement comorien, composé majoritairement de Grands Comoriens et d’Anjouanais, de piller Mayotte, de déposséder la population mahoraise, d’obliger les fonctionnaires mahorais à quitter leur île (ils sont envoyés à la Grande Comore) et de confier les postes à responsabilité aux Grands Comoriens et aux Anjouanais. Et la loi du 3 janvier 1968 permet à l’Etat français de transférer des compétences à l’Assemblée territoriale des Comores et par conséquent aux Grands Comoriens et aux Anjouanais de bloquer les aides destinées à Mayotte et lui enlever ses pouvoirs : les Mahorais sont désormais sous le joug des Grands Comoriens et Anjouanais. C’est dans ce contexte de discriminations, d’humiliations, d’injustices que s’inscrit l’affrontement entre le Gouvernement comorien et la population de Mayotte. Celle-ci se méfie des autres îles des Comores. Les femmes mahoraises s’insurgent en premier lieu contre la domination comorienne. Ce mécontentement féminin est transformé en mouvement politique, c’est-à-dire en Mouvement Populaire Mahorais (MPM) qui revendique la départementalisation de Mayotte. Le 28 septembre 1958, en vertu de sa politique de décolonisation, la Constitution de la Vème République propose aux colonies et possessions d’Outre-mer le choix de se prononcer par référendum sur l’indépendance, ou sur trois statuts qui les maintiennent au sein de la République française (Etat membre de la Communauté française, TOM ou DOM). L’Assemblée territoriale des Comores opte pour le maintien du statut de TOM dans la perspective de l’indépendance de l’archipel des Comores alors que 95% des votes à Mayotte choisissent le statut de DOM. Le 22 décembre 1974, lors du premier référendum d’autodétermination des populations des Comores, le résultat pris globalement est de 94,94% (pour l’indépendance), mais à Mayotte 65,30% de la population se prononcent pour le maintien au sein de la République française au point qu’un deuxième référendum est organisé à Mayotte le 8 février 1976 : la population mahoraise se prononce à 99,42% pour « le maintien de Mayotte au sein de la République française » et refuse « qu’elle fasse partie de l’Etat Comorien ». Lorsque le 11 avril 1976, par un troisième référendum,  les Mahorais sont consultés pour le maintien ou l’abandon du statut de TOM, la majorité d’électeurs ont préféré déposer dans les urnes les bulletins imprimés par le MPM qui réclame le Département d’Outre-mer. D’élections en élections, les Mahorais réaffirment leur volonté de demeurer français !

 

          Malheureusement, la négation de l’humanité mahoraise est universelle. Lorsque les Comores (et d’autres peuples) ont choisi leur indépendance, le monde entier (y compris la France) a reconnu aux Comoriens cette faculté de choisir qu’est la liberté. Ils ont exercé un libre choix sur leur avenir. Leur autodétermination est mondialement reconnue. La reconnaissance de leur droit à la liberté confère aux Comoriens la qualité d’homme comme le stipulent la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. En revanche, le monde entier n’a pas reconnu l’humanité des Mahorais et Mahoraises. Ceux-ci sont apparus comme des imbéciles en raison de leur choix politique. Même « la Métropole s’est refusée à admettre le caractère irréversible du choix des Mahorais de 1974 », confirme Henri Plagnol (député UDF, Assemblée Nationale, séance du 6 avril 2000, P.3970 sur l’avenir institutionnel de Mayotte). L’Hexagone se demande toujours si les Mahorais sont doués d’un libre choix puisqu’il leur a accordé un statut évolutif, transitoire (en 2000) de « Collectivité Départementale ». Ces statuts provisoires sont une reconnaissance partielle de l’humanité des Mahorais et Mahoraises qui subissent depuis 1974 (34 ans) un déni de justice, un mépris. Les gouvernements successifs français ont préféré ne pas fâcher les Comores plutôt que d’honorer la loyauté de Mayotte. La subordination de la volonté mahoraise à la volonté comorienne signifie-t-elle que la France traficote avec les Comores et que par conséquent elle prépare la guerre civile à Mayotte ? Les Mahorais « restent vigilants » et espèrent ne pas être trahis cette année 2008 : le Gouvernement actuel a promis aux Mahorais d’être consultés sur la transformation de Mayotte en « Département et Région d’Outre-mer ».

 

          Les Mahorais rejettent la nation comorienne qui s’est fondée sur l’identité ethnoculturelle. Des Comoriens comme les Africains indépendantistes ont cru que la couleur de peau, les coutumes, les mœurs, les religions…communs pouvaient construire durablement une nation. C’est pourquoi les pays africains ont maintenu les frontières issues de la colonisation. Ils ont ainsi rassemblé des ethnies, des peuples différents autour de la couleur de peau, des habitudes…mais n’ont pas uni ces tribus diverses autour des intérêts communs. Cette conception ethnoculturelle de la nation me rappelle la vision hitlérienne de la nation allemande. Hitler a massacré des millions d’individus en raison de son idée ethnoculturelle de la nation. Adoptée par des Etats, cette vision fermée de l’Etat fait des ravages dans le monde, et particulièrement dans le continent africain. Le maintien des frontières coloniales a engendré des guerres ethniques, tribales en Afrique. Ces guerres proviennent du fait que les dirigeants  de ces pays indépendants défendent leurs intérêts personnels, ceux d’anciennes puissances coloniales et méprisent ceux des peuples. Des Comoriens ont mené leur propagande pour l’indépendance autour de l’identité culturello-religieuse ; d’où la naissance de la République Fédérale Islamique des Comores (ayant vu l’échec de cette propagande, ils ont rebaptisé leur pays en 1999, l’Union des Comores). Ayant choisi de demeurer Français, les Mahorais sont considérés par des Musulmans, et notamment par leurs voisins comoriens comme anti-islamiques. Pour ces Comoriens, être Musulman est incompatible avec être Français. Et pourtant Ahmed Abdallah (et quelques notables comoriens), le Père de l’indépendance unilatérale des Comores, a caché sa carte nationale d’identité française dans sa poche (« Ahmed Abdallah, l’auteur de la déclaration unilatérale d’indépendance de 1975, n’a jamais renié sa nationalité française » (Abdelaziz Riziki Mohamed, Comores : les institutions d’un Etat mort-né, p.28). Comme certains dirigeants et notables africains, A. Abdallah a déclaré l’indépendance comorienne et gardé la nationalité française. S’il a trompé le peuple comorien qui se trouve dans la corruption, l’injustice, et la misère, A. Abdallah était incapable de tromper le peuple mahorais, car les Mahorais ont compris qu’il a instrumentalisé la religion musulmane pour ses intérêts personnels. Nous constatons actuellement que des Comoriens sont capables de vendre leur mère et père, de voler, de tuer pour avoir la nationalité française et que par conséquent, être Musulman est compatible avec être Français, Américain, Chinois, Indien…

 

          Maintenant, des Comoriens sont jaloux que des Mahorais et Mahoraises aient compris que la construction d’une association politique (comme toute association) s’effectue autour de l’intérêt commun. Il s’agit de la définition de l’Etat fondé sur la convention par Jean-Jacques Rousseau, entre autres. Cette conception contractuelle d’une nation est adoptée par des pays européens, et notamment par la France. C’est la raison pour laquelle elle est une nation pluriethnique, multiculturelle et multiconfessionnelle. Mayotte est liée à la France depuis 1841 (avant Nice cédée définitivement à la France en 1860) par une convention entre le Sultan Andriantsouli et le Commandant Louis Philipe Passot. Depuis leur indépendance, des Comoriens envient l’intelligence pratique des Mahorais et Mahoraises qui ont poursuivi le contrat social avec l’Hexagone. Conscients des dérives indépendantistes, des Mahorais musulmans et des Mahorais chrétiens se sont unis naturellement autour de la défense de l’intérêt de Mayotte, c’est-à-dire son maintien au sein de la République française. Ils ont voulu « rester français » non pas pour être esclaves des Blancs mais « pour être libres ». La liberté est l’intérêt commun des Mahorais musulmans et des Mahorais chrétiens qui se sont engagés volontairement pour Mayotte française. Réunis et se considérant comme un seul corps, ils n’ont eu qu’une seule volonté : leur liberté dans la nation française.

 

                                   

 

          En revanche, des Comoriens ont trois volontés (une triple hypocrisie) : ils ont voulu leur indépendance, veulent la nationalité française et combattent le choix politique des Mahorais et Mahoraises. En effet, il existe dans le monde un lobby comorien qui lutte pour l’intégration de Mayotte dans les Comores. Depuis leur indépendance, comme les Africains qui se sont battus pour leur indépendance mais refusent d’assumer leur responsabilité (ils accusent les anciennes puissances coloniales d’être responsables de leurs échecs), des Comoriens se présentent comme des victimes devant le monde entier (l’ONU, l’UA, la Ligue Arabe, la Conférence Islamique…). La cause comorienne est défendue, entre autres, par des Métropolitains. Dans Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, par exemple, Pierre Caminade critique la présence de la France à Mayotte et les Métropolitains qui ont soutenu Mayotte française (Pierre Pujo, le regretté) lors de l’indépendance des Comores. Il dresse la liste de ces Métropolitains pro-mahorais à la page 62 de son livre précité et les considère comme des colonialistes, voire des racistes alors que ce même P. Caminade développe le racisme, comme tous les partisans de la définition ethnoculturelle de la nation (P.59). Pour lui, il incite au patriotisme comorien : « il y aurait cinquante mille Comoriens à Marseille […]. Il faut y ajouter Lyon, Dunkerque, la Région parisienne etc. Nombre d’entre eux restent soudés, grâce à des réseaux de solidarité avec leur village d’origine et apportent de l’aide à leurs compatriotes restés sur l’archipel d’un peu plus de 700 000 habitants. Si ce potentiel se muait en une force politique, un patriotisme comorien, manifestant massivement à Marseille ou ailleurs pour demander la fin du visa […] et la fin de l’occupation française à Mayotte ? » (P.152-153). Au lieu de consacrer leur énergie à la réflexion sur la prospérité comorienne, soutenue par des Métropolitains, des intellectuels Comoriens se battent corps et âme pour que Mayotte soit intégrée dans le giron comorien. Des collectifs comoriens agissent non seulement dans l’Hexagone mais aussi à La Réunion et à Mayotte (le Front Démocrate des Comores, la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme…). Ces Comoriens influencent des médias hexagonaux qui ne parlent de Mayotte que pour diaboliser souvent les Mahorais (mais la presse nationale commence à connaître Mayotte) à travers l’immigration clandestine. Après la déclaration de François Barouin, ancien Ministre de l’Outre-mer, sur la remise en cause du droit du sol « pour certaines collectivités d’Outre-mer…Mayotte » (la question du droit du sol n’est d’ailleurs qu’une poudre jetée aux yeux des Mahorais), les Mahorais sont apparus comme des xénophobes, des racistes aux yeux de l’opinion publique nationale. Cette mauvaise image était orchestrée par la télévision, la radio et la presse écrite. Un journaliste de Libération (lundi 19 septembre 2005), Dominique Simonnot par exemple, intitule son article : « Mayotte, l’enfer des clandestins ». Ce journaliste considère par-là que les Mahorais sont les bourreaux des Comoriens. Il culpabilise les premiers et innocentent les derniers. Or, les Comoriens sont responsables de leur souffrance. Ils ont choisi leur indépendance et doivent l’assumer aujourd’hui et demain au lieu de considérer Mayotte comme le bouc-émissaire de leurs misères. Les ennemis des Comores, ce sont des Comoriens dans la mesure où l’Etat Comorien ne s’occupe pas du peuple comorien. Malgré les aides de la France, de l’Union Européenne, de l’ONU, de l’UA, de la Ligue Arabe et maintenant des pays asiatiques, le peuple comorien est dans la misère. Dans Pourquoi Les Comores s’enfoncent-elles ?, Ali Mmadi répond que la corruption gangrène la République Fédérale Islamique des Comores ! Cet Etat islamique viole manifestement les principes islamiques de la justice. Les notions d’islam, d’humanité, de solidarité, de fraternité sont vaines pour des Comoriens. Sinon, qu’ils les appliquent à eux-mêmes en partageant la richesse comorienne avec tous les Comoriens…

 

          Malheureusement, les Comores sont l’enfer des Comoriens : des dirigeants irresponsables abandonnent le peuple comorien, le laissent mourir de faim, des Comoriens véreux, criminels s’enrichissent grâce au trafic de leurs propres mères, pères, sœurs, frères, cousines, cousins, nièces, neveux…en traversant les clandestins vers Mayotte et les autres Comoriens emploient tous les moyens pour avoir la nationalité française qu’ils ont rejetée en 1974. A l’époque, ils refusaient l’autorité française ou d’être gouvernés par des Blancs chrétiens, voire des mécréants, en tant que Musulmans. Ils considèrent les Mahorais comme des traîtres (que les Comoriens soient conscients qu’ils se sont trahis eux-mêmes et que leur plus grand traître est Ahmed Abdallah) car ils ont choisi des Blancs chrétiens, des mécréants aux dépens de leurs frères noirs et musulmans. Or aujourd’hui, les Comoriens sont capables de faire n’importe quoi pour bénéficier de la nationalité française. Ces franco-comoriens, ces agents doubles sont dangereux pour l’avenir de Mayotte.

 

          En conclusion, plusieurs défis attendent Mayotte. Je les résume par cette phrase : l’immense défi de Mayotte est la paix civile. La population de Mayotte au 31 juillet 2007 est de 186, 452 habitants sur une superficie de 374 Km² (Mayotte Hebdo, N°359, 30 Novembre 2007). L’immigration clandestine et l’immigration légale des Comoriens risquent d’engendrer la guerre civile à Mayotte, car n’étant pas fiers de leur nationalité comorienne, les Comoriens veulent l’imposer aux Mahorais, désirent profiter de la définition ouverte, généreuse de la nation française et n’hésitent pas à insulter Mayotte, la France une fois qu’ils sont bien rassasiés ! Les Mahorais ne pourront pas supporter durablement leurs ennemis intimes qui refusent la coopération régionale dans le respect réciproque entre les peuples de l’Océan Indien. Or cette reconnaissance mutuelle est le fondement des rapports pacifiques dans un couple, dans une famille, dans un village, dans une ville, dans un pays, dans une région et dans le monde. Les Mahorais et Mahoraises désirent être reconnus comme hommes par les autres hommes. Les Mahorais et Mahoraises accueilleront donc avec un immense cœur ceux qui reconnaissent leur dignité humaine et seront très méchants à l’égard de ceux qui nient leur choix politique. RA HACHIRI ! 

 

 

 

Le 30 janvier 2008

Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI

(Doctorant Université Lille 3)

Journée Culturelle de l’Association des Mahorais de la Métropole Lilloise (A.M.M.L)

 

 

Bibliographie :

A la rencontre de Zena M’Déré, Ed. du baobab, Mayotte, 2003

CAMINADE Pierre, Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, Ed. Agone, Marseille, 2003

MMADI Ali, Pourquoi les Comores s’enfoncent-elles ?, Ed. Thot, Grenoble, 2003

MOHAMED Abdelaziz Riziki, Comores : les institutions d’un Etat mort-né, Ed. L’Harmattan, Paris, 2001

PUJO Pierre, Mayotte la Française, Ed. France-Empire, Paris, 1993

SERMET Laurent, COUDRAY Jean, Mayotte dans la République, Ed. Montchrestien, Paris, 2004

 

 

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Exdisciplesleblog     -     14 juillet 2008

Discrimination des minorités spirituelles et thérapeutiques, formatage et normalisation des consciences, le Nouvel Ordre Mondial tisse sa toile…

http://Exdisciplesleblog.unblog.fr

Merci à Fred de nous avoir fourni l'adresse de ce blog qui a repris une interview d'Eric Bourdon sur cette page: http://exdisciplesleblog.unblog.fr/2007/08/03/

 

"Les voleurs d’enfant", thriller psychologique, Ed. de la Méduse, Lille

Publié le 3 août 2007

 

           

 

Pour sauver son fils d'une secte, Clarck Jannings rentre dans une association anti-sectes, qui va bientôt devenir beaucoup plus sectaire que celle dont il veut sortir son fils.

Ce thriller psychologique va à l'encontre du consensus habituel sur les sectes.

 

Extraits d’une interview du 3 août 2006, de Natacha Mabrielle pour La Méduse :

 

« Monsieur Bourdon, votre roman Les Voleurs d’Enfant vient d’être publié. Il s’agit d’une ‘histoire de sectes’ qui se déroule aux Etats-Unis, d’un genre particulier puisqu’elle va plus loin que les histoires ‘traditionnelles’. Elle évoque une secte qui se cacherait bien plus que les autres, une secte des plus terribles puisqu’elle se cache derrière une apparente activité de lutte contre les sectes ; c’est un piège redoutable !

 

- C’est ce qu’on attend d’une secte, en général, qu’elle se cache toujours plus, toujours mieux qu’on ne l’imagine…

 

- Votre personnage principal, américain, a un goût particulier pour la culture française, même s’il n’en connaît presque rien, il peut à peine citer le nom des philosophes auxquels il pense, il est plutôt grotesque. A la fin du livre il y a même une petite ‘pique’ contre la politique française face aux sectes. Ce livre est-il une critique de la peur de la France face aux nouvelles religions, face à la différence ?

 

- Oh, il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, cependant, pour dire la vérité, ce sujet ne m’obsède pas réellement, les choses évoluent doucement, à leur rythme… Je me suis intéressé au sujet… C’était l’occasion d’un roman ! Les Voleurs d’Enfant est franchement une pure fiction. En fait je voulais créer un roman avec une structure tragique assez fascinante, et dans ce sens je peux utiliser certaines réalités politiques pour m’inspirer ou former le contenu de l’histoire, mais le roman… Je ne suis pas spécialement un créateur ‘engagé’ au sens classique, je ne suis pas au service de la réalité, je me sers de la réalité pour construire une oeuvre.

 

- Vous prenez ce que vous trouvez dans la réalité pour vous en servir ?

 

- C’est exactement ça ! Je prend ce qui m’intéresse, je le recompose à ma manière, le mélange à d’autres éléments, j’y rajoute une quantité de choses purement inventées, je vois ce que ça donne…

 

- Et si vous pouvez les citer, quelles sont les choses essentielles qui, dans la réalité, ont pu vous inspirer le plus fortement ?

 

- Plusieurs choses…

 

- Prenons la première, la toute première !

 

- Au départ, il y avait, vous savez, cette histoire de « commission » mandatée par l’assemblée nationale, qui avait pour but, en quelques semaines, de montrer du doigt, dans une ‘liste noire’, environ deux cent nouvelles religions, comme étant des organisations purement… criminelles. Sans aucune preuve ! A part l’Eglise Catholique, institutionnelle, les juifs (on peut difficilement leur taper dessus encore une fois), ou les francs-maçons, toutes les formes de religions étaient déclarées ‘sectes’ d’un seul coup ; je crois que c’était en… 1995.
 Les droits de l’homme disaient ‘nul ne peut être discriminé du fait de son appartenance religieuse, etc.’, et là on avait trouvé la parade ! Ce n’étaient plus des religions, c’étaient des sectes. Dehors ! Dossier bouclé. Sans aucune preuve, de la diffamation pure et simple. Je croyais qu’il fallait apporter des preuves lorsqu’on accusait une personne ou un groupe, et là, non. Attaquer pour diffamation ? Impossible,  c’était une liste votée par des députés, je pense qu’il y avait une histoire d’immunité, il aurait fallu faire un procès contre l’Etat lui-même, certains s’y sont aventurés, d’ailleurs, ça n’a pas donné grand chose je crois…

 

- Ça a l’air de vous avoir vraiment marqué…

 

- Bien sûr ! Qui ça n’aurait pas marqué ? Je crois que j’ai pris une énorme claque à ce moment-là, je me suis ‘réveillé’, la France, en matière de justice, était… tellement… Je veux dire, ça n’avait rien à voir avec ses grands idéaux professés dans les médias… Il fallait encore se battre pour convaincre des députés qu’on ne pouvait pas accuser sans preuve ?! On en était là ?

 

- Pourtant certaines de ces ‘religions’ sont véritablement dangereuses ?

 

- Mais bien sûr, et il ne faut leur faire aucun cadeau ! Mais devant les tribunaux, avec des éléments de preuve, des choses incontestables. Je n’ai rien, j’ai tout pour le combat contre les sectes quand il y en a, mais, vous le savez, les choses sont tellement floues à ce sujet, les préjugés sont bien plus nombreux que les ‘sectes’… Bien sûr il y a des sectes, il faut les combattre avec des preuves et non des rumeurs…

- Comment en êtes-vous venus à l'écriture du roman lui-même ?

 

- (moment de réflexion) C’était… un peu plus tard, en fait ; j’ai lu plusieurs choses sur, vous savez, un autre côté de l’histoire, ces soi-disant ‘associations familiales’ – la plupart d’entre elles font un travail fantastique ! Mais il y a ce type particulier d’association qui se présente comme une ‘association familiale’, qui se dit ‘antisectes’ et qui de part son intolérance profonde, soit au profit d’une religion soit au profit d’un athéisme agressif, souhaite la destruction de toutes les religions, et en fait manifeste un comportement tout à fait sectaire !
Un comportement qui est tout ce qu’elle reproche à ces ‘sectes’ qu’elle voit partout. Les Voleurs d’Enfant illustre les motivations profondes d’une personne qui va manifester de plus en plus cette intolérance, et la fin du livre dévoile plus clairement l’origine de cette peur dans l’histoire personnelle du personnage principal.

  

- C’était l’exemple type d’une association à l’apparence soignée, qui luttait contre les sectes, et qui n’était perçue par personne comme une secte ? Un exemple type de confusion?

 

- Oui ! C’est vraiment ça. Vous l’avez bien lu ! Il faut en effet se battre contre les sectes, ça ne doit pas être remis en question, le truc c’est de savoir où elles sont et où elles ne sont pas, et le thème de l’association familiale antisectes qui est en fait la pire d’entre elles est l’exemple parfait de la confusion dans laquelle un système peut tomber lorsqu’il prend les chemins de la rumeur, des préjugés, de la condamnation rapide, plutôt que ceux de la justice. »

 

http://www.ericbourdon.com/roman_2001.htm

 

 

 

 

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La musique est devenue une succession continue de ryth­mes hypnotiques ; le cinéma, un flot d’images en mouve­ment. On n’as­pire plus partout qu’à l’étourdissement des sens, de l’esprit et du corps, comme un remède à l’ennui.

 

Anaximandre n°5, Maximes et pensées, revue éditée par les Editions de la Méduse, Lille.

 

 

 

               

Olivier Sampson expose à l'Atelier2     -     4 juillet 2008

 

   

 

 

     On trouve malheureusement très peu d’exemples des créations d’Olivier Sampson sur internet, si ce n’est rien du tout. Aujourd’hui et jusqu’au 11 juillet, Olivier Sampson expose à l’Atelier2 de Villeneuve d’Ascq.

 

     Ses peintures acryliques et sérigraphies sur papier s’inspirent de l’univers de la bande dessinée, que peu de dessinateurs osent transposer sur la toile. « Comment en partant d’un motif abstrait, arriver par l’adjonction de mes personnages à faire un tableau mettant en place une scène figurative ? » est une de ses principales problématiques.

 

     L’exposition est ouverte (et gratuite) jusqu’au 11 juillet, et sera parfaite pour une sortie avec des enfants. Des T-shirts à l’effigie de ses créatures sont d’ailleurs en vente à 20€. Vous trouverez aussi les créations de Titi Bergèse et Hélène Charpiot (photographie), et celles de Sylvain Dubrunfaut (Dessin).

 

 

 

     Horaires d’ouverture : du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h (le vendredi jusqu’à 17h et le samedi jusqu’à 15h30)

     Atelier2, Ferme Saint-Sauveur, Avenue du Bois, à Villeneuve d’Ascq (03 20 05 48 91)

 

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Redonner une (dernière) fonction à l’art ?      -     28 juin 2008

Edito du numéro 5 d’ ‘Anaximandre’, et sa lecture par Lille-Art.com !    

 

 

 

Anaximandre n°5    Edito : L’art et la vie

 

 

 

Depuis le XVIIIe siècle, et sous l’influence notamment de Baumgarten et Kant, l’esthétique envisage les œuvres comme des formes en-soi qu’il s’agirait d’étudier pour elles-mêmes. Cette conviction repose sur une certaine transcendance de l’art, qui échapperait ainsi à toute détermination extérieure. « L’art pour l’art » : le slogan a fait son chemin.

 

 

 

Pour la plupart d’entre nous, en effet, l’intérêt d’une œuvre ne saurait se réduire à une finalité pratique. L’œuvre n’a pas à être légitimée ; et elle n’a pas non plus, dans cette perspective, à être utile, ou bonne à quelque chose. Comme la morale déontologique, elle provient à sa manière du ciel des idées ; elle est à elle-même sa propre justification.

 

Qu’il soit permis ici de défendre une thèse opposée. L’art, comme toute réalité, est inscrit dans le monde ; il est en relation avec lui. Il est non seulement le produit hétéronome d’une Altérité qui le dépasse, mais il a en retour un impact sur le substrat à partir duquel il émerge. L’art est l’expression d’une dynamique. Que cette dynamique soit positive, et c’est le signe que la civilisation s’élève ; qu’elle soit négative, et c’est un signe de déclin.

 

La réhabilitation d’une esthétique vitaliste a plusieurs mérites. D’une part, elle permet de battre en brèche la thèse idéaliste d’une essentialité de l’art, comme si toute œuvre disposait d’une objectivité autarcique, close sur elle-même. Elle permet aussi de distinguer l’acte de création d’une simple mise en forme rationnelle, et l’attitude spectatorielle d’une froide contemplation. A en croire la Critique de la faculté de juger, la plénitude que l’on éprouve à la vue d’un beau corps dénudé, dans une toile de Michel-Ange, par exemple, ne devrait rien aux pulsions sexuelles !

 

Mais une esthétique vitaliste permet de contourner d’autres écueils théoriques. Au XXe siècle, on a vu apparaître de nouvelles conceptions de l’art, qui nient l’autonomie des œuvres et cherchent à les envisager comme des produits de la psychologie individuelle, voire éventuellement de tendances sociales, économiques ou idéologiques. La psychanalyse et les cultural studies constituent quelques exemples de ces champs disciplinaires. Mais le risque est grand, lorsqu’on met l’art en relation avec le monde extérieur, de céder à un pur relativisme, au sens d’un nivellement des valeurs. Si l’art n’a plus de transcendance, quel critère adopter pour juger de la qualité des œuvres ? Il ne peut plus s’agir d’un critère absolu et objectif, par définition, mais d’un critère relatif et subjectif. Ce peut être celui, hédoniste, de l’agrément ; une œuvre flatte nos sens ou les heurte. Mais on se situe bien près alors du degré zéro de l’art, de son rabaissement au rang d’un divertissement barbare. Ce peut être aussi le critère de l’utilité : l’art se mettra par exemple au service d’un combat politique. Mais l’utile n’est qu’une forme à peine raffinée de l’agrément : il désigne seulement les instruments censés assurer une satisfaction plus durable du plaisir.

 

Le vitalisme, pour sa part, enseigne une autre vérité : au-delà de l’agréable et de l’utile, il y a le bon. Celui-ci n’est autre, au plan psychologique, que la capacité à s’enthousiasmer, à s’émerveiller, à éprouver de la joie. Peut-être est-ce là en définitive la plus haute destination de l’art, qui devient alors un adjuvant à la sagesse et à la morale : nous rendre meilleurs, et plus heureux. L’art, disait Nietzsche, est le grand stimulant qui nous aide à vivre. A l’heure où la littérature de gare remplace le théâtre tragique et la poésie, il est sans doute salutaire de le rappeler.

 

 

 

 

Notre lecture de l’Edito :

 

 

 

 

 

Dans le numéro 5 de la nouvelle et brillante revue d’analyse culturelle ‘Anaximandre’, Thibault Isabel fustige la notion d’« Art pour l’Art », et veut redonner un but aux artistes.

 

 

Ce faisant il ne refuse pas toute autonomie à leur art, qu’il ne veut pas ‘utiliser’ à des fins politiques, décoratives, psychiatriques... qui lui sont trop éloignées et le videraient de tout sens.

 

 

 

Ni super-dominateur ni au service de causes qui lui sont étrangères, l’art est juste, simplement, en relation avec le monde. L’équilibre qu’il exprime reflète celui de l’artiste et du monde dans lequel il vit. Si l’art sert à quelque chose c’est à indiquer l’état d’être, la santé, la morale et la sagesse de la société dans laquelle il s’inscrit. L’art n’a pas besoin d’être dénaturé pour se mettre au service du sociologue, et c’est bien à celui-là qu’il peut être le plus ‘utile’.

 

Reste... que l’art dans ce cas reste ‘utile’ socialement, même s’il s’agit d’une utilité équitable, une utilité respectueuse, qui ne l’asservit ni ne l’exploite.

 

Faudra-t-il donc, après la lecture des excellents textes d’ ‘Anaximandre’, retourner à la notion d’ « Art pour l’Art » ? Ou bien plutôt souligner l’autonomie et la spécificité de chaque spécialité qui, bien qu’inscrite dans le monde, est une manière de voir et d’être au monde, qui n’est juste pas la manière d’une autre spécialité ? Ainsi, lorsque Thibault Isabel choisit de donner une vision intellectuelle équilibrée à l’art, il en donne avant tout une vision intellectuelle, en lui fixant encore un ‘but’ social (certes plus pertinent qu’aucun autre but).

 

Pourrait-on proposer au sociologue d’y renoncer définitivement et, pour rendre ses analyses encore plus pertinentes, de considérer enfin l’art comme un univers vraiment à part, un univers parallèle, une terra incognita pour la sociologie, que l’intellectuel n’appréhendera réellement au mieux que lorsqu’il saura qu’il ne peut l’appréhender vraiment ?...

 

Cette vision amènerait le sociologue à s’approcher de l’art comme le peintre s’approche de la musique, de la danse ou de la sculpture, avec le même mélange d’émerveillement et de prudence que celui du voyageur en terre étrangère, qui n’en connaît encore ni les lois et traditions, ni les rêves et les cauchemars ; elle amènerait aussi à considérer l’analyse et l’interprétation culturelles comme une forme d’art et de création à part entière !

 

Le voyageur en terre étrangère ne comprend pas spontanément les modes de vie qu’il y rencontre, avant qu’il ne sache prendre du recul sur les modes de vie en cours sur sa propre terre d’origine, pour comprendre l’homme dans son ensemble, au-delà de ses champs d’existence et de création particuliers. N’est-ce pas sur son pays d’origine que l’on en apprend le plus en voyageant ?

 

 

Présentation générale de la revue :

 

 

Anaximandre est un bulletin de réflexion mensuel et gratuit de 10 pages, diffusé au format PDF.

 

La revue se propose d’aborder les grandes problématiques philosophiques sous l’angle d’une sagesse pratique plutôt que dans la perspective d’une pure spéculation théorique ; à cet égard, elle puise l’essentiel de son inspiration dans les penseurs de la haute Antiquité (Epicure, Sénèque, Confucius, Laozi, etc.), mais aussi chez des penseurs modernes tels que Nietzsche, Scheler ou Ortega y Gasset.

 

Chaque mois, la revue explore un thème philosophique différent, qu’elle traite sur le mode du fragment et de l’aphorisme.

 

 

 

Téléchargement des numéros d'Anaximandre sur le site

 www.thibaultisabel.com  ( http://www.thibaultisabel.com/perso-24117.htm )

 

La revue Anaximandre est une publication des Editions de la Méduse, à Lille

 

 

 

 

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Le DSClub55 fait revivre la DS     -     20 juin 2008

 

Le point commun entre Fantomas et le Général de Gaulle? leur voiture!

Le DS Club Révolution 55 fait revivre ce succès historique du design à la française, par Citroën.  

Le 21 mai 2000, la première manifestation à laquelle prit part le DS Club Révolution 55  avait lieu à Lille: 2000 voitures anciennes ont défilé dans les rues de la communauté urbaine, sous les yeux admiratifs de milliers de spectateurs.

 

       

   La première sortie du DSClub55, à Lille (au centre, là où il pleut!...), et Lambersart (sur les côtés). On voit l'importance sociale de la voiture lorsqu'en replaçant une DS dans la ville d'aujourd'hui on retrouve pratiquement des photos d'époque!

 

http://dsclub55.free.fr/

 

Votez pour votre DS préférée!

 

 

Fantomas au volant (ou aux commandes)...

 

 DS Limousine, modèle export USA...

 

 

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La Voix du Nord sur l'exposition du TAF avec Dorine Roussel     -     7 juin 2008

(édition de Lille du jeudi 22 mai 2008, signée J-.M. DUM. (CLP) )

 

Retrouvez l'article en version texte sur le site de la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr

 

Organisateurs: Sarah Bekhiekh, Caroline Dimpre, Marie Duval, Fanny Juillard, Charlotte Riou et Samuel Turpin, de l'ESUPCOM

 

 Artistes:

 

Dorine Roussel (alias Rousdine)                      Laetitia                        Eric Bourdon , de la Galerie Schèmes

Christian Havet

Gaelle Peulot

Isabelle Perroneau-Beullier  

Amélia Estevez

 

 

 

 

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Intervention de Thibault Isabel sur France Culture     -     25 mai 2008

Surpris par la nuit

par Alain Veinstein
du lundi au vendredi de 22h15 à 23h30

émission du mercredi 21 mai 2008
Sang dessus et les dessous du sexe

 

"Surpris par la nuit" 21 mai 2008 - Pour information, le lien pour réécouter l'émission n'a jamais fonctionné (comme tous les autres liens pour réécouter les autres émissions de France Culture).

 

Retrouvez Thibault Isabel sur son site: www.thibaultisabel.com

 

 

 

Par Julien D’Astier

Réalisation : Mehdi El Hadj

 


À l’image du bandit de « The Great train robbery » qui tire sur le spectateur, le cinéma américain a toujours exploité la violence physique de manière visuelle, graphique.

De Griffith à Scorsese, la violence a été étalée dans toute son horreur, mais elle a aussi été montrée comme un spectacle festif, divertissant, esthétique.

La couleur du sang apparaît en 1968 avec « Bonnie & Clyde ». Depuis, l’hémoglobine s’est infiltrée dans tous les genres. Comme dans le cinéma japonais, le gore est devenu une figure de style courante du cinéma américain.

Il y a dans le cinéma hollywoodien une pornographie de la violence que relayent les films de genres. Elle est proportionnellement inverse à la représentation frontale du sexe.

Le cinéma hollywoodien coupe plus volontiers un sein avec un scalpel plutôt qu’il ne le montre pour le plaisir.

Le cinéma américain a toujours été symbole du glamour, il a beaucoup fétichisé ses stars, il joue sur le fantasme et il est parfois obscène, pervers, dans ses procédés d’auto censure.

Le cinéma américain a un rapport complexe et coupable à la représentation du sexe.

Avec Sylvie Hubac, Maïe Degove, Benjamin Bergery, Thibault Isabel et René Olivier Veillon, nous évoquons le sexe et la violence et leur intrication à travers des grands films américains : « Scarface » de Hawks, « Psychose » d’Hitchcock, « Basic Instinct » de Verhoeven, « Bad Lieutenant » de Ferrara, « La Passion du Christ » de Mel Gibson.

 

 

 

 

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    Redonner une (dernière) fonction à l’art ? - 28 juin 08

    Le DSClub55 fait revivre la DS - 20 juin 08

    L'article de la Voix du Nord sur l'exposition du TAF avec Dorine Roussel - 7 juin 08

    Intervention de Thibault Isabel sur France Culture  - 25 mai 08

     

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